Combien il te reste sur 4 000 € par mois sur OnlyFans ou MYM ?
Sur 4 000 € par mois versés par la plateforme, il reste 2 184 € par mois à une créatrice française au micro-BNC dont le foyer se situe à 30 % de tranche marginale, soit 26 208 € sur l'année. Partent en route 12 288 € de cotisations URSSAF et 9 504 € d'impôt sur le revenu.
Ni OnlyFans, ni MYM, ni l'administration ne retiennent quoi que ce soit à la source. Tout ce que la plateforme verse arrive entier sur le compte, et les prélèvements français arrivent après, en décalé. Le simulateur ci-dessous démarre déjà rempli avec ce scénario — 4 000 € par mois, tranche marginale à 30 % — et tous les champs restent modifiables. Rien n'est enregistré, rien n'est envoyé.
Le montant qui arrive réellement sur ton compte, après la part d'OnlyFans ou de MYM.
Mets 0 pour voir ce que coûte une agence qui ne ferait rien progresser.
Bunny Agency se situe entre 25 % et 50 % selon le périmètre.
Celle de ton foyer fiscal, pas celle de ton activité seule. En cas de doute, 30 % est la tranche la plus courante.
Seuil de Rentabilité
+84 %
C'est la progression de revenus qu'une agence à 25 % de commission doit te livrer pour qu'il te reste autant qu'en travaillant seule — après commission et après impôts. En dessous, tu perds de l'argent en signant.
Surcoût micro-BNC, par an
5 448 €
Cotisations URSSAF (25,6 %) et impôt (30 %) payés sur 1 000 € de commission par mois — une somme qui ne reste jamais chez toi. Au micro-BNC, l'abattement de 34 % est forfaitaire : la commission n'est pas déductible en plus. Change la structure ci-dessous et regarde ce chiffre.
Avec la progression que tu as saisie, il te reste 1 000 € de MOINS par mois qu'en travaillant seule. Le piège du micro-BNC, ce sont les cotisations URSSAF et l'impôt sur le revenu payés sur la commission d'agence quand la créatrice encaisse la totalité de ses revenus avant de la reverser : au micro-BNC cette commission n'est pas déductible, donc elle est imposée bien qu'elle ne reste jamais chez la créatrice.
Ça, c'est un mois. Sur l'année, 48 000 € de recettes en solo se heurtent au plafond du micro-BNC (83 600 €) et à la franchise en base de TVA (37 500 €) — et il faut avoir mis de côté de quoi payer l'URSSAF. Calcule les douze mois.
Garde ce scénario
La calculatrice n'enregistre rien : en rouvrant la page, tu repars des valeurs par défaut. Laisse ton adresse et tu reçois ce calcul exact sous forme de récapitulatif, avec les montants que tu as saisis.
Utilisée pour ce récapitulatif et pour ce à quoi tu t'abonnes ensuite explicitement. Chaque e-mail contient un lien de désinscription.
Rien de ce que tu saisis ne quitte ton navigateur tant que tu n'envoies rien : tout le calcul s'exécute sur ton appareil et aucun montant n'est transmis. Au sens du Règlement général sur la protection des données, il n'y a alors aucun traitement de données personnelles, et « Copier » écrit dans ton presse-papiers, pas chez nous. Si — et seulement si — tu demandes le récapitulatif ci-dessus, ton adresse e-mail et les montants de ce calcul sont transmis à notre outil de gestion de contacts (HubSpot) sur la base de ton consentement, révocable depuis n'importe lequel de nos e-mails. Dans les deux cas rien n'est enregistré ici : en rouvrant la page, tu repars des valeurs par défaut.
| Par mois | Toute seule | Avec une agence |
|---|---|---|
| Versé par la plateforme | 4 000 € | 4 000 € |
| Commission de l'agence | — | -1 000 € |
| Assiette imposable | 4 000 € | 4 000 € |
| Cotisations URSSAF (25,6 %) | -1 024 € | -1 024 € |
| Impôt sur le revenu (TMI 30 %) | -792 € | -792 € |
| Net dans ta poche | 2 184 € | 1 184 € |
Tu dépasses la franchise en base de TVA (37 500 €)
Au-delà de ce seuil pour les prestations de services, tu sors de la franchise en base — mais pas du jour au lendemain : dépasser 37 500 € sur une année civile te rend redevable de la TVA au 1er janvier suivant, et c'est seulement au-delà du seuil majoré de 41 250 € en cours d'année que tu le deviens dès le jour du dépassement. La dimension internationale d'OnlyFans et de MYM peut en plus créer des obligations spécifiques : fais confirmer ta situation.
Hypothèses : régime micro-BNC, activité libérale non réglementée hors CIPAV, taux 2026. Les cotisations sont calculées sur les recettes encaissées, l'impôt sur les recettes après abattement forfaitaire de 34 %. Le versement libératoire (2,2 %), la CFP, la CSG déductible et les spécificités de la déclaration contrôlée ne sont pas modélisés. Valeurs revérifiées sur leurs sources officielles le 2026-09-04.
Bunny Agency est une agence de management, pas un cabinet comptable. Ces chiffres sont des ordres de grandeur vérifiables au moment de la publication, pas un conseil fiscal personnalisé. Les taux et les seuils évoluent : confirme ta situation sur urssaf.fr et impots.gouv.fr, et fais-la valider par un expert-comptable avant toute décision.
Micro-BNC ou réel ?Ce qu'il reste sur 4 000 € par mois, poste par poste
Sur 48 000 € de recettes annuelles, une créatrice française au micro-BNC paie 12 288 € de cotisations URSSAF et 9 504 € d'impôt sur le revenu, et conserve 26 208 €. Les cotisations portent sur les recettes encaissées ; l'impôt porte sur les recettes diminuées de l'abattement forfaitaire.
| Poste | Par mois | Sur l'année |
|---|---|---|
| Versé par la plateforme | 4 000 € | 48 000 € |
| Cotisations URSSAF (25,6 % des recettes) | − 1 024 € | − 12 288 € |
| Part imposable après abattement de 34 % | 2 640 € | 31 680 € |
| Impôt sur le revenu (tranche marginale 30 %) | − 792 € | − 9 504 € |
| Ce qu'il te reste | 2 184 € | 26 208 € |
La ligne « part imposable » n'est pas une somme qui sort du compte : l'abattement forfaitaire de 34 % sert uniquement à trouver la base de l'impôt. Le soustraire une seconde fois, pour trouver le net, est l'erreur la plus répandue de ce type de calcul, et elle produit un chiffre trop bas parfaitement plausible. Il reste bien 2 184 € par mois, soit 54,6 % de ce que la plateforme verse.
4 000 € par mois : les deux seuils de TVA sont franchis
Sur 48 000 € de recettes annuelles, le seuil de base de la franchise est dépassé de 10 500 € et le seuil majoré de 6 750 €. Une créatrice à ce palier devient redevable de la TVA le jour du dépassement du second, sans le délai qui protège le premier.
Ce palier est le premier où la question de la TVA n'est plus une veille mais un fait. Le seuil majoré, 41 250 €, est celui qui agit sans délai : au rythme de 4 000 € par mois, le cumul annuel l'atteint courant octobre, et la redevabilité commence à cette date-là, pas au 1er janvier suivant.
Concrètement, cela veut dire qu'il existe une date dans l'année à partir de laquelle les opérations réalisées relèvent d'un régime différent de celles du mois précédent. Cette date dépend de la répartition réelle des versements sur l'année, que personne ne peut calculer à l'avance à partir d'une moyenne mensuelle.
Le calcul du haut de cette page ne change pas pour autant : 12 288 € de cotisations et 9 504 € d'impôt sur 48 000 € encaissés, soit 26 208 € qui restent. La TVA est une couche qui s'ajoute au-dessus, avec ses propres règles ; elle ne modifie ni le taux de cotisations, ni l'abattement, ni la tranche marginale.
Ce que Bunny Agency ne publiera pas sur la TVA et les plateformes étrangères
La rétribution que retient une plateforme établie hors de France appelle un traitement TVA que le modèle fiscal de ce site ne couvre pas. Aucune valeur sourcée ne le documente ici, donc Bunny Agency n'en publie aucune conclusion : c'est une question d'expert-comptable, pas de page web.
OnlyFans est exploitée par une société établie au Royaume-Uni. MYM est une société française. Fansly est américaine, ManyVids canadienne. Ces sièges différents ouvrent des questions réelles sur le traitement de la rétribution que chacune prélève, et sur les obligations qui s'y attachent une fois la franchise en base quittée.
Ces questions n'ont pas de réponse sur cette page, et c'est délibéré. Le modèle fiscal qui alimente ce site — plafond, abattement, cotisations, versement libératoire, franchise en base — ne contient aucun champ sur le lieu d'établissement d'un opérateur ni sur le traitement de sa rétribution. Publier un raisonnement plausible sans source est exactement le mode de panne que ce site existe pour éviter : silencieux, il a l'air autorisé, et quelqu'un décide de son argent avec.
La règle appliquée ici est simple et sans exception : un chiffre non sourçable ne se publie pas. Ce que cette page peut faire, c'est dire précisément à quel moment la question se pose — c'est-à-dire à ce palier — et avec quels chiffres en main l'aborder : 48 000 € de recettes annuelles, 6 750 € au-dessus du seuil majoré.
À 4 000 € par mois, l'échéance URSSAF passe la barre des quatre chiffres
Sur 48 000 € de recettes annuelles, les cotisations URSSAF valent 12 288 €, soit 1 024 € par échéance mensuelle et 3 072 € par échéance trimestrielle. C'est le premier palier où un seul appel de cotisations dépasse le revenu net mensuel d'un palier entier de cette famille.
La comparaison n'est pas rhétorique : une échéance trimestrielle de 3 072 € vaut davantage qu'un mois entier de revenu net à 2 000 € par mois. À ce niveau, la cadence de déclaration cesse d'être un détail administratif et devient une décision de trésorerie à part entière.
Le total ne dépend pas de la cadence : 12 288 € sur l'année dans les deux cas, calculés sur les recettes encaissées et non sur le bénéfice. Ce qui dépend de la cadence, c'est le montant qu'il faut avoir disponible à une date donnée, et donc la marge d'erreur tolérée sur la provision.
L'impôt sur le revenu s'ajoute par-dessus, 9 504 € sur l'année, calculé sur 31 680 € après abattement forfaitaire. Les deux ensemble représentent 21 792 €, soit 1 816 € à sortir du compte courant chaque mois. C'est le chiffre qui manque le plus souvent à ce palier, parce que les revenus y paraissent confortables et que les prélèvements arrivent après.
Le plafond du micro-BNC reste à 35 600 € : ce palier cumule une TVA exigible et un régime d'imposition parfaitement stable, et il est le seul de cette famille dans cette configuration.
À 4 000 € par mois, il existe une date dans l'année où le régime change
Le cumul des versements atteint le seuil majoré de 41 250 € après un peu plus de dix mois au rythme de ce palier. À partir de cette date, les opérations réalisées relèvent d'un régime de TVA différent de celles du mois précédent.
C'est la particularité de ce palier et il est le seul de cette famille dans ce cas : l'année se coupe en deux. Avant la date de franchissement du seuil majoré, la franchise en base s'applique. Après, elle ne s'applique plus, et cela vaut pour les opérations réalisées à compter de ce jour-là.
Aucune moyenne ne permet de calculer cette date à l'avance, parce qu'elle dépend de la répartition réelle des versements. Ce qui se calcule, en revanche, c'est de combien le cumul annuel dépasse chacun des deux seuils : 10 500 € au-dessus du seuil de base, 6 750 € au-dessus du seuil majoré. Un dépassement de cet ordre n'est pas un accident de fin d'année.
Ce que cela ne change pas : le calcul du haut de cette page. Sur 48 000 € encaissés, il reste 26 208 € après 12 288 € de cotisations et 9 504 € d'impôt, redevable de TVA ou non. Les deux régimes se superposent, ils ne se remplacent pas.
Ce qu'il faut vendre sur OnlyFans et sur MYM pour toucher la même somme
OnlyFans retient 20 % sur tout. MYM prélève en deux étages, 7 % de frais bancaires par transaction puis un pourcentage de reversement appliqué au reste. Pour recevoir 4 000 € par mois, il faut donc vendre 5 000 € sur OnlyFans et 5 739 € sur MYM.
La retenue de la plateforme ne change RIEN à ce qui reste après impôt sur 4 000 € versés : cotisations et impôt portent sur ce que la plateforme verse, pas sur ce que le fan paie. Ce qu'elle change, c'est le travail — sur MYM il faut vendre 5 739 € pour toucher 4 000 €, contre 5 000 € sur OnlyFans, soit 739 € de ventes supplémentaires par mois à revenu net identique.
Les deux étages de MYM ne s'additionnent pas naïvement. Les 7 % de frais bancaires sortent d'abord, et le reversement s'applique ensuite à ce qui reste : sur un abonnement, la retenue réellement supportée vaut 30,3 %, et non la somme des deux lignes. Additionner les deux taux donne un chiffre faux, et faux dans le mauvais sens.
| Plateforme | Retenue relevée | À vendre pour 4 000 € |
|---|---|---|
| OnlyFans, Fansly, Fanvue | 20 % sur tout | 5 000 € |
| MYM, abonnements | 30,3 % frais bancaires compris | 5 739 € |
Fansly et Fanvue publient la même retenue unique qu'OnlyFans : une créatrice sur l'une des trois lit ici sa réponse. Grilles relevées en juillet 2026. Les plateformes modifient leurs conditions sans préavis : vérifie toujours les conditions générales en vigueur sur le site officiel avant de bâtir une projection de revenus dessus.
Ce qui change quand les revenus de plateforme s'ajoutent à un salaire
En cumul avec un emploi salarié, les cotisations du micro-BNC ne bougent pas : 25,6 % des recettes encaissées, salaire ou pas. C'est l'impôt qui change. Les revenus de plateforme s'empilent sur le salaire, donc la tranche marginale qui les frappe est celle du haut du foyer.
C'est la différence que presque aucune page française ne dit, et elle coûte cher. Une créatrice qui touche 4 000 € par mois de plateforme ET un salaire ne paie pas l'impôt de quelqu'un qui touche seulement 4 000 €. Son salaire a déjà consommé les tranches basses du barème : ses recettes de créatrice sont imposées à la tranche du dessus.
À 30 % de tranche marginale, il reste 2 184 € par mois, soit 54,6 % des recettes. À 41 %, il reste 1 894 € par mois, soit 47,3 %. La différence vaut 3 485 € sur l'année, à recettes strictement identiques.
Ces deux tranches sont des points de départ, pas des déductions : le modèle porte les TAUX des tranches sans porter leurs seuils en euros, et la tranche d'un foyer dépend de ses parts et de ses autres revenus. Le champ du simulateur est modifiable exprès.
Où le calcul à la main cesse de fonctionner
Le calcul manuel tient tant qu'il n'y a qu'une inconnue. Il casse dès qu'une commission d'agence entre dans l'équation : au micro-BNC l'abattement est forfaitaire, donc la commission n'est pas déductible et les prélèvements frappent une somme qui ne reste jamais chez la créatrice.
En micro-BNC, l'abattement forfaitaire tient lieu de frais : aucune charge réelle n'est déductible, commission d'agence comprise. Si l'agence n'est pas payée directement par la plateforme, la créatrice paie donc cotisations et impôt sur une somme qui ne reste jamais chez elle.
Sur le scénario de cette page — 4 000 € par mois versés, tranche marginale à 30 %, commission au taux le plus bas de la fourchette publiée par Bunny Agency, soit 25 % — ce surcoût vaut 5 448 € par an. Ce n'est pas la commission : c'est l'URSSAF et l'impôt payés SUR la commission, pour de l'argent qui a seulement transité. Le chiffre monte avec le taux ; celui-ci est un plancher.
Le piège du micro-BNC, ce sont les cotisations URSSAF et l'impôt sur le revenu payés sur la commission d'agence quand la créatrice encaisse la totalité de ses revenus avant de la reverser : au micro-BNC cette commission n'est pas déductible, donc elle est imposée bien qu'elle ne reste jamais chez la créatrice. Il tombe entièrement à zéro dans une seule structure : quand la plateforme paie l'agence directement, sa part n'entre jamais dans l'assiette imposable de la créatrice. C'est l'interrupteur en bas du simulateur, et c'est la question à poser à n'importe quelle agence avant de signer quoi que ce soit.
De là vient le Seuil de Rentabilité. Le Seuil de Rentabilité, c'est la progression de revenus, en pourcentage, qu'une agence doit livrer au minimum pour qu'il reste plus net à la créatrice — après commission et après fiscalité française — qu'en travaillant seule. Sur ce scénario, il vaut 84,5 % de progression de revenus. En dessous, une agence coûte plus qu'elle ne rapporte et il faut rester seule — c'est une réponse que le simulateur donne aussi, et elle est parfaitement admissible.
Le Seuil de Rentabilité ne se calcule que si la commission de l'agence est connue avant l'entretien. Bunny Agency publie la sienne ; une agence qui ne donne son taux qu'en visio rend le calcul impossible. Les preuves vérifiables publient ce que Bunny Agency ne peut pas prouver.
Questions fréquentes
Sources
- impots.gouv.fr — taux et seuils du micro-BNC repris sur cette page
- urssaf.fr — taux et seuils du micro-BNC repris sur cette page
- BOFiP — seuils du régime micro-BNC — taux et seuils du micro-BNC repris sur cette page
- economie.gouv.fr — versement libératoire — taux et seuils du micro-BNC repris sur cette page
- MYM — centre d'aide, « Les commissions MYM » — grille de reversement et frais bancaires de la plateforme
Chiffres revérifiés contre leur source officielle le 4 septembre 2026. Si tu en trouves un qui ne correspond pas à sa source, signale-le : le Seuil de Rentabilité ne vaut que si les chiffres qui le composent sont justes. Bunny Agency publie sa commission, 25%–50%, avant tout échange — c'est ce qui rend ce calcul possible.
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Brecht, S. (2026). Combien il te reste sur 4 000 € par mois de revenus de créatrice en France. Bunny Agency. https://bunny-agency.fr/ce-qui-te-reste/4-000-euros-par-mois/