Combien il te reste sur 2 000 € par mois sur OnlyFans ou MYM ?

Sur 2 000 € par mois versés par la plateforme, il reste 1 092 € par mois à une créatrice française au micro-BNC dont le foyer se situe à 30 % de tranche marginale, soit 13 104 € sur l'année. Partent en route 6 144 € de cotisations URSSAF et 4 752 € d'impôt sur le revenu.

Ni OnlyFans, ni MYM, ni l'administration ne retiennent quoi que ce soit à la source. Tout ce que la plateforme verse arrive entier sur le compte, et les prélèvements français arrivent après, en décalé. Le simulateur ci-dessous démarre déjà rempli avec ce scénario — 2 000 € par mois, tranche marginale à 30 % — et tous les champs restent modifiables. Rien n'est enregistré, rien n'est envoyé.

€ / mois

Le montant qui arrive réellement sur ton compte, après la part d'OnlyFans ou de MYM.

%

Mets 0 pour voir ce que coûte une agence qui ne ferait rien progresser.

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Bunny Agency se situe entre 25 % et 50 % selon le périmètre.

Celle de ton foyer fiscal, pas celle de ton activité seule. En cas de doute, 30 % est la tranche la plus courante.

Seuil de Rentabilité

+84 %

C'est la progression de revenus qu'une agence à 25 % de commission doit te livrer pour qu'il te reste autant qu'en travaillant seule — après commission et après impôts. En dessous, tu perds de l'argent en signant.

Surcoût micro-BNC, par an

2 724 €

Cotisations URSSAF (25,6 %) et impôt (30 %) payés sur 500 € de commission par mois — une somme qui ne reste jamais chez toi. Au micro-BNC, l'abattement de 34 % est forfaitaire : la commission n'est pas déductible en plus. Change la structure ci-dessous et regarde ce chiffre.

Qui encaisse la commission ?

Avec la progression que tu as saisie, il te reste 500 € de MOINS par mois qu'en travaillant seule. Le piège du micro-BNC, ce sont les cotisations URSSAF et l'impôt sur le revenu payés sur la commission d'agence quand la créatrice encaisse la totalité de ses revenus avant de la reverser : au micro-BNC cette commission n'est pas déductible, donc elle est imposée bien qu'elle ne reste jamais chez la créatrice.

Ça, c'est un mois. Sur l'année, 24 000 € de recettes en solo se heurtent au plafond du micro-BNC (83 600 €) et à la franchise en base de TVA (37 500 €) — et il faut avoir mis de côté de quoi payer l'URSSAF. Calcule les douze mois.

Ce qu'il me reste sur l'année

Garde ce scénario

La calculatrice n'enregistre rien : en rouvrant la page, tu repars des valeurs par défaut. Laisse ton adresse et tu reçois ce calcul exact sous forme de récapitulatif, avec les montants que tu as saisis.

Utilisée pour ce récapitulatif et pour ce à quoi tu t'abonnes ensuite explicitement. Chaque e-mail contient un lien de désinscription.

Rien de ce que tu saisis ne quitte ton navigateur tant que tu n'envoies rien : tout le calcul s'exécute sur ton appareil et aucun montant n'est transmis. Au sens du Règlement général sur la protection des données, il n'y a alors aucun traitement de données personnelles, et « Copier » écrit dans ton presse-papiers, pas chez nous. Si — et seulement si — tu demandes le récapitulatif ci-dessus, ton adresse e-mail et les montants de ce calcul sont transmis à notre outil de gestion de contacts (HubSpot) sur la base de ton consentement, révocable depuis n'importe lequel de nos e-mails. Dans les deux cas rien n'est enregistré ici : en rouvrant la page, tu repars des valeurs par défaut.

Comparaison mensuelle du revenu net, en solo et avec une agence
Par moisToute seuleAvec une agence
Versé par la plateforme2 000 €2 000 €
Commission de l'agence-500 €
Assiette imposable2 000 €2 000 €
Cotisations URSSAF (25,6 %)-512 €-512 €
Impôt sur le revenu (TMI 30 %)-396 €-396 €
Net dans ta poche1 092 €592 €

Hypothèses : régime micro-BNC, activité libérale non réglementée hors CIPAV, taux 2026. Les cotisations sont calculées sur les recettes encaissées, l'impôt sur les recettes après abattement forfaitaire de 34 %. Le versement libératoire (2,2 %), la CFP, la CSG déductible et les spécificités de la déclaration contrôlée ne sont pas modélisés. Valeurs revérifiées sur leurs sources officielles le 2026-09-04.

Bunny Agency est une agence de management, pas un cabinet comptable. Ces chiffres sont des ordres de grandeur vérifiables au moment de la publication, pas un conseil fiscal personnalisé. Les taux et les seuils évoluent : confirme ta situation sur urssaf.fr et impots.gouv.fr, et fais-la valider par un expert-comptable avant toute décision.

Micro-BNC ou réel ?

Ce qu'il reste sur 2 000 € par mois, poste par poste

Sur 24 000 € de recettes annuelles, une créatrice française au micro-BNC paie 6 144 € de cotisations URSSAF et 4 752 € d'impôt sur le revenu, et conserve 13 104 €. Les cotisations portent sur les recettes encaissées ; l'impôt porte sur les recettes diminuées de l'abattement forfaitaire.

Cascade des prélèvements sur 2 000 € par mois versés par la plateforme
PostePar moisSur l'année
Versé par la plateforme2 000 €24 000 €
Cotisations URSSAF (25,6 % des recettes)512 €6 144 €
Part imposable après abattement de 34 %1 320 €15 840 €
Impôt sur le revenu (tranche marginale 30 %)396 €4 752 €
Ce qu'il te reste1 092 €13 104 €

La ligne « part imposable » n'est pas une somme qui sort du compte : l'abattement forfaitaire de 34 % sert uniquement à trouver la base de l'impôt. Le soustraire une seconde fois, pour trouver le net, est l'erreur la plus répandue de ce type de calcul, et elle produit un chiffre trop bas parfaitement plausible. Il reste bien 1 092 € par mois, soit 54,6 % de ce que la plateforme verse.

2 000 € par mois : la franchise en base de TVA entre dans le champ

Sur 24 000 € de recettes annuelles, il reste 13 500 € avant la franchise en base de TVA sur les prestations de services, fixée à 37 500 €. Deux bons mois comblent cette distance : c'est le premier palier où le seuil cesse d'être théorique.

La franchise en base est ce qui permet aujourd'hui de facturer sans TVA. Tant qu'on est dessous, la taxe n'existe pas dans la vie d'une créatrice : ni collecte, ni déclaration, ni reversement. Passer au-dessus n'est pas une sanction et ne coûte pas d'argent en soi ; cela ajoute des obligations et cela change la lecture de la relation avec les plateformes.

À 2 000 € par mois, la distance vaut 13 500 €, c'est-à-dire un peu plus de six mois au rythme actuel — ou deux mois exceptionnels. C'est exactement l'ordre de grandeur d'un lancement réussi, d'une collaboration ou d'une saison. Le seuil devient donc une chose à surveiller en cours d'année, et plus une abstraction.

Surveiller veut dire tenir le cumul des versements reçus depuis le 1er janvier, et rien d'autre. Pas le chiffre d'affaires affiché par la plateforme, pas les ventes du tableau de bord : les versements reçus. C'est le seul total qui compte pour la franchise, et c'est le même que celui qui sert aux cotisations.

Ce que change réellement le franchissement de la franchise en base

Franchir 37 500 € de recettes annuelles rend redevable de la TVA à compter du 1er janvier suivant. Franchir 41 250 € en cours d'année rend redevable le jour même. La quasi-totalité des pages françaises sur le sujet ne publient que le premier seuil.

La règle a deux étages et ils ne fonctionnent pas de la même façon. Le seuil de base, 37 500 €, agit avec un an de décalage : dépassé sur une année, il rend redevable à partir du 1er janvier de l'année suivante. Le seuil majoré, 41 250 €, agit sans délai : dépassé en cours d'année, il rend redevable le jour du dépassement.

Publier le premier en laissant croire au second est l'erreur la plus fréquente du secteur, et elle est coûteuse dans les deux sens. Elle fait paniquer des créatrices qui ont dépassé de peu et qui ont en réalité une année devant elles ; et elle rassure celles qui explosent le second seuil et qui sont redevables depuis des semaines sans le savoir.

À 2 000 € par mois, aucun des deux n'est franchi : il reste 13 500 € sur le premier et 17 250 € sur le second. Ce palier est donc le bon moment pour connaître la règle, pas pour agir. Les deux seuils sont inchangés pour l'année de référence du modèle, et le projet de seuil unique nettement plus bas dont il a été question a été abandonné.

À 2 000 € par mois, le plafond du micro-BNC reste très loin

24 000 € de recettes annuelles se situent 59 600 € en dessous du plafond du micro-BNC de 83 600 €. Le régime d'imposition ne se pose donc pas encore, et il ne faut pas confondre ce plafond avec les seuils de TVA, qui gouvernent autre chose.

Les deux règles sont constamment mélangées dans les contenus francophones sur le sujet, alors qu'elles n'ont ni le même objet, ni le même montant, ni le même effet. La franchise en base décide si une créatrice facture la TVA. Le plafond du micro-BNC décide comment son bénéfice est imposé : forfaitairement, par un abattement de 34 %, ou réellement, sur les charges qu'elle prouve.

Le plafond du micro-BNC est révisé tous les trois ans, dans la même proportion que l'évolution de la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu. Il vaut aujourd'hui 83 600 € et sa période de validité est bornée : c'est la valeur de tout le modèle fiscal de ce site qui périme le plus vite, et c'est la première à revérifier à chaque loi de finances.

À 2 000 € par mois, la distance au plafond se lit mieux en proportion : 24 000 € de recettes annuelles représentent 28,7 % du plafond. Il faudrait presque quadrupler l'année pour l'atteindre, quand il suffirait de la multiplier par un peu plus d'un et demi pour franchir la franchise en base. Les deux règles ne sont pas au même horizon, et c'est ce que ce palier rend visible.

La règle pratique qui en découle est courte : à 2 000 € par mois, une seule chose se surveille, et c'est le cumul des versements de l'année civile face aux 37 500 € de la franchise. Le régime d'imposition, lui, ne demande aucune attention avant plusieurs années de progression soutenue.

Deux mois exceptionnels suffisent à franchir la franchise à 2 000 € par mois

Il manque 13 500 € au cumul annuel de ce palier pour atteindre 37 500 €. Deux mois à 6 000 € au lieu de 2 000 € y suffisent, et c'est ce qui distingue ce palier de tous ceux qui le précèdent.

L'ordre de grandeur compte plus que le calcul. À 1 000 € par mois, franchir la franchise demandait de tripler l'année entière. Ici, il suffit de deux mois hors norme — un lancement, une collaboration, une période de fêtes — pour que le cumul annuel passe au-dessus sans qu'aucune décision ait été prise.

La conséquence pratique n'est pas d'éviter ces mois-là, évidemment. C'est de tenir le cumul des versements reçus depuis le 1er janvier, à jour, quelque part. Ce total sert à deux choses à la fois : il décide de la franchise en base et il constitue l'assiette des cotisations. Une seule ligne à tenir, deux règles couvertes.

Et le franchissement du seuil de base laisse du temps : redevable au 1er janvier suivant, pas le jour même. Le seuil qui n'en laisse pas est le seuil majoré, 41 250 €, encore à 17 250 € de ce palier. À 2 000 € par mois, il faudrait presque doubler pour l'atteindre.

Ce qu'il faut vendre sur OnlyFans et sur MYM pour toucher la même somme

OnlyFans retient 20 % sur tout. MYM prélève en deux étages, 7 % de frais bancaires par transaction puis un pourcentage de reversement appliqué au reste. Pour recevoir 2 000 € par mois, il faut donc vendre 2 500 € sur OnlyFans et 2 869 € sur MYM.

La retenue de la plateforme ne change RIEN à ce qui reste après impôt sur 2 000 € versés : cotisations et impôt portent sur ce que la plateforme verse, pas sur ce que le fan paie. Ce qu'elle change, c'est le travail — sur MYM il faut vendre 2 869 € pour toucher 2 000 €, contre 2 500 € sur OnlyFans, soit 369 € de ventes supplémentaires par mois à revenu net identique.

Les deux étages de MYM ne s'additionnent pas naïvement. Les 7 % de frais bancaires sortent d'abord, et le reversement s'applique ensuite à ce qui reste : sur un abonnement, la retenue réellement supportée vaut 30,3 %, et non la somme des deux lignes. Additionner les deux taux donne un chiffre faux, et faux dans le mauvais sens.

Retenues de plateforme relevées et ce qu'il faut vendre pour recevoir 2 000 €
PlateformeRetenue relevéeÀ vendre pour 2 000 €
OnlyFans, Fansly, Fanvue20 % sur tout2 500 €
MYM, abonnements30,3 % frais bancaires compris2 869 €

Fansly et Fanvue publient la même retenue unique qu'OnlyFans : une créatrice sur l'une des trois lit ici sa réponse. Grilles relevées en juillet 2026. Les plateformes modifient leurs conditions sans préavis : vérifie toujours les conditions générales en vigueur sur le site officiel avant de bâtir une projection de revenus dessus.

Ce qui change quand les revenus de plateforme s'ajoutent à un salaire

En cumul avec un emploi salarié, les cotisations du micro-BNC ne bougent pas : 25,6 % des recettes encaissées, salaire ou pas. C'est l'impôt qui change. Les revenus de plateforme s'empilent sur le salaire, donc la tranche marginale qui les frappe est celle du haut du foyer.

C'est la différence que presque aucune page française ne dit, et elle coûte cher. Une créatrice qui touche 2 000 € par mois de plateforme ET un salaire ne paie pas l'impôt de quelqu'un qui touche seulement 2 000 €. Son salaire a déjà consommé les tranches basses du barème : ses recettes de créatrice sont imposées à la tranche du dessus.

À 30 % de tranche marginale, il reste 1 092 € par mois, soit 54,6 % des recettes. À 41 %, il reste 947 € par mois, soit 47,3 %. La différence vaut 1 742 € sur l'année, à recettes strictement identiques.

Ces deux tranches sont des points de départ, pas des déductions : le modèle porte les TAUX des tranches sans porter leurs seuils en euros, et la tranche d'un foyer dépend de ses parts et de ses autres revenus. Le champ du simulateur est modifiable exprès.

Où le calcul à la main cesse de fonctionner

Le calcul manuel tient tant qu'il n'y a qu'une inconnue. Il casse dès qu'une commission d'agence entre dans l'équation : au micro-BNC l'abattement est forfaitaire, donc la commission n'est pas déductible et les prélèvements frappent une somme qui ne reste jamais chez la créatrice.

En micro-BNC, l'abattement forfaitaire tient lieu de frais : aucune charge réelle n'est déductible, commission d'agence comprise. Si l'agence n'est pas payée directement par la plateforme, la créatrice paie donc cotisations et impôt sur une somme qui ne reste jamais chez elle.

Sur le scénario de cette page — 2 000 € par mois versés, tranche marginale à 30 %, commission au taux le plus bas de la fourchette publiée par Bunny Agency, soit 25 % — ce surcoût vaut 2 724 € par an. Ce n'est pas la commission : c'est l'URSSAF et l'impôt payés SUR la commission, pour de l'argent qui a seulement transité. Le chiffre monte avec le taux ; celui-ci est un plancher.

Le piège du micro-BNC, ce sont les cotisations URSSAF et l'impôt sur le revenu payés sur la commission d'agence quand la créatrice encaisse la totalité de ses revenus avant de la reverser : au micro-BNC cette commission n'est pas déductible, donc elle est imposée bien qu'elle ne reste jamais chez la créatrice. Il tombe entièrement à zéro dans une seule structure : quand la plateforme paie l'agence directement, sa part n'entre jamais dans l'assiette imposable de la créatrice. C'est l'interrupteur en bas du simulateur, et c'est la question à poser à n'importe quelle agence avant de signer quoi que ce soit.

De là vient le Seuil de Rentabilité. Le Seuil de Rentabilité, c'est la progression de revenus, en pourcentage, qu'une agence doit livrer au minimum pour qu'il reste plus net à la créatrice — après commission et après fiscalité française — qu'en travaillant seule. Sur ce scénario, il vaut 84,5 % de progression de revenus. En dessous, une agence coûte plus qu'elle ne rapporte et il faut rester seule — c'est une réponse que le simulateur donne aussi, et elle est parfaitement admissible.

Le Seuil de Rentabilité ne se calcule que si la commission de l'agence est connue avant l'entretien. Bunny Agency publie la sienne ; une agence qui ne donne son taux qu'en visio rend le calcul impossible. Les preuves vérifiables publient ce que Bunny Agency ne peut pas prouver.

Bunny Agency est une agence de management, pas un cabinet comptable. Ces chiffres sont des ordres de grandeur vérifiables au moment de la publication, pas un conseil fiscal personnalisé. Les taux et les seuils évoluent : confirme ta situation sur urssaf.fr et impots.gouv.fr, et fais-la valider par un expert-comptable avant toute décision.

Questions fréquentes

Sources

Chiffres revérifiés contre leur source officielle le 4 septembre 2026. Si tu en trouves un qui ne correspond pas à sa source, signale-le : le Seuil de Rentabilité ne vaut que si les chiffres qui le composent sont justes. Bunny Agency publie sa commission, 25%–50%, avant tout échange — c'est ce qui rend ce calcul possible.

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Brecht, S. (2026). Combien il te reste sur 2 000 € par mois de revenus de créatrice en France. Bunny Agency. https://bunny-agency.fr/ce-qui-te-reste/2-000-euros-par-mois/