Combien il te reste sur 1 500 € par mois sur OnlyFans ou MYM ?

Sur 1 500 € par mois versés par la plateforme, il reste 819 € par mois à une créatrice française au micro-BNC dont le foyer se situe à 30 % de tranche marginale, soit 9 828 € sur l'année. Partent en route 4 608 € de cotisations URSSAF et 3 564 € d'impôt sur le revenu.

Ni OnlyFans, ni MYM, ni l'administration ne retiennent quoi que ce soit à la source. Tout ce que la plateforme verse arrive entier sur le compte, et les prélèvements français arrivent après, en décalé. Le simulateur ci-dessous démarre déjà rempli avec ce scénario — 1 500 € par mois, tranche marginale à 30 % — et tous les champs restent modifiables. Rien n'est enregistré, rien n'est envoyé.

€ / mois

Le montant qui arrive réellement sur ton compte, après la part d'OnlyFans ou de MYM.

%

Mets 0 pour voir ce que coûte une agence qui ne ferait rien progresser.

%

Bunny Agency se situe entre 25 % et 50 % selon le périmètre.

Celle de ton foyer fiscal, pas celle de ton activité seule. En cas de doute, 30 % est la tranche la plus courante.

Seuil de Rentabilité

+84 %

C'est la progression de revenus qu'une agence à 25 % de commission doit te livrer pour qu'il te reste autant qu'en travaillant seule — après commission et après impôts. En dessous, tu perds de l'argent en signant.

Surcoût micro-BNC, par an

2 043 €

Cotisations URSSAF (25,6 %) et impôt (30 %) payés sur 375 € de commission par mois — une somme qui ne reste jamais chez toi. Au micro-BNC, l'abattement de 34 % est forfaitaire : la commission n'est pas déductible en plus. Change la structure ci-dessous et regarde ce chiffre.

Qui encaisse la commission ?

Avec la progression que tu as saisie, il te reste 375 € de MOINS par mois qu'en travaillant seule. Le piège du micro-BNC, ce sont les cotisations URSSAF et l'impôt sur le revenu payés sur la commission d'agence quand la créatrice encaisse la totalité de ses revenus avant de la reverser : au micro-BNC cette commission n'est pas déductible, donc elle est imposée bien qu'elle ne reste jamais chez la créatrice.

Ça, c'est un mois. Sur l'année, 18 000 € de recettes en solo se heurtent au plafond du micro-BNC (83 600 €) et à la franchise en base de TVA (37 500 €) — et il faut avoir mis de côté de quoi payer l'URSSAF. Calcule les douze mois.

Ce qu'il me reste sur l'année

Garde ce scénario

La calculatrice n'enregistre rien : en rouvrant la page, tu repars des valeurs par défaut. Laisse ton adresse et tu reçois ce calcul exact sous forme de récapitulatif, avec les montants que tu as saisis.

Utilisée pour ce récapitulatif et pour ce à quoi tu t'abonnes ensuite explicitement. Chaque e-mail contient un lien de désinscription.

Rien de ce que tu saisis ne quitte ton navigateur tant que tu n'envoies rien : tout le calcul s'exécute sur ton appareil et aucun montant n'est transmis. Au sens du Règlement général sur la protection des données, il n'y a alors aucun traitement de données personnelles, et « Copier » écrit dans ton presse-papiers, pas chez nous. Si — et seulement si — tu demandes le récapitulatif ci-dessus, ton adresse e-mail et les montants de ce calcul sont transmis à notre outil de gestion de contacts (HubSpot) sur la base de ton consentement, révocable depuis n'importe lequel de nos e-mails. Dans les deux cas rien n'est enregistré ici : en rouvrant la page, tu repars des valeurs par défaut.

Comparaison mensuelle du revenu net, en solo et avec une agence
Par moisToute seuleAvec une agence
Versé par la plateforme1 500 €1 500 €
Commission de l'agence-375 €
Assiette imposable1 500 €1 500 €
Cotisations URSSAF (25,6 %)-384 €-384 €
Impôt sur le revenu (TMI 30 %)-297 €-297 €
Net dans ta poche819 €444 €

Hypothèses : régime micro-BNC, activité libérale non réglementée hors CIPAV, taux 2026. Les cotisations sont calculées sur les recettes encaissées, l'impôt sur les recettes après abattement forfaitaire de 34 %. Le versement libératoire (2,2 %), la CFP, la CSG déductible et les spécificités de la déclaration contrôlée ne sont pas modélisés. Valeurs revérifiées sur leurs sources officielles le 2026-09-04.

Bunny Agency est une agence de management, pas un cabinet comptable. Ces chiffres sont des ordres de grandeur vérifiables au moment de la publication, pas un conseil fiscal personnalisé. Les taux et les seuils évoluent : confirme ta situation sur urssaf.fr et impots.gouv.fr, et fais-la valider par un expert-comptable avant toute décision.

Micro-BNC ou réel ?

Ce qu'il reste sur 1 500 € par mois, poste par poste

Sur 18 000 € de recettes annuelles, une créatrice française au micro-BNC paie 4 608 € de cotisations URSSAF et 3 564 € d'impôt sur le revenu, et conserve 9 828 €. Les cotisations portent sur les recettes encaissées ; l'impôt porte sur les recettes diminuées de l'abattement forfaitaire.

Cascade des prélèvements sur 1 500 € par mois versés par la plateforme
PostePar moisSur l'année
Versé par la plateforme1 500 €18 000 €
Cotisations URSSAF (25,6 % des recettes)384 €4 608 €
Part imposable après abattement de 34 %990 €11 880 €
Impôt sur le revenu (tranche marginale 30 %)297 €3 564 €
Ce qu'il te reste819 €9 828 €

La ligne « part imposable » n'est pas une somme qui sort du compte : l'abattement forfaitaire de 34 % sert uniquement à trouver la base de l'impôt. Le soustraire une seconde fois, pour trouver le net, est l'erreur la plus répandue de ce type de calcul, et elle produit un chiffre trop bas parfaitement plausible. Il reste bien 819 € par mois, soit 54,6 % de ce que la plateforme verse.

1 500 € par mois : la taille de l'échéance URSSAF devient visible

Sur 18 000 € de recettes annuelles, les cotisations URSSAF valent 4 608 € et l'impôt sur le revenu 3 564 €. Il reste 9 828 € sur l'année, soit 819 € par mois. La cadence des appels ne change pas ce total, elle change leur taille.

À ce palier, la question qui se pose pour la première fois n'est pas combien mais quand. Les cotisations du micro-entrepreneur se déclarent et se paient à une cadence choisie au moment de la déclaration d'activité : mensuelle ou trimestrielle. Le choix est neutre sur le total — 4 608 € dans les deux cas — et décisif sur la trésorerie.

En cadence mensuelle, l'appel vaut 384 € et tombe douze fois. En cadence trimestrielle, il vaut 1 152 € et tombe quatre fois. Le second montant est celui qui surprend, parce qu'il arrive après un trimestre pendant lequel l'argent était sur le compte et paraissait disponible.

La cadence se choisit à l'ouverture et se modifie ensuite dans des conditions et à des dates précises, qui ne figurent pas dans le modèle sourcé de ce site : Bunny Agency ne les publie donc pas. La règle utile, elle, ne dépend d'aucune source : quelle que soit la cadence, le montant à mettre de côté chaque mois est le même.

Ce montant vaut 384 € par mois pour les seules cotisations, et 681 € en ajoutant l'impôt. C'est le chiffre qui manque à la plupart des créatrices de ce palier, parce qu'aucune plateforme ne l'affiche et qu'aucun relevé bancaire ne le distingue.

Ce qui compte est la date d'encaissement, pas la date de vente

Les cotisations et l'impôt d'une créatrice au micro-BNC portent sur les recettes ENCAISSÉES sur l'année civile. Une vente réalisée en décembre et versée en janvier appartient à l'année suivante. À 1 500 € par mois, cette règle décale 1 500 € d'une année sur l'autre.

Le micro-BNC fonctionne en comptabilité de caisse : ce qui compte est le moment où l'argent arrive sur le compte, pas le moment où le fan a payé. Les plateformes versent avec un décalage — période de retenue, seuil de retrait, délai bancaire — et ce décalage tombe forcément une fois par an au changement d'année.

La conséquence est mécanique et souvent mal comprise. Une créatrice qui vend 1 875 € en décembre et reçoit son versement en janvier ne déclare rien de cette somme au titre de l'année écoulée. Elle la déclare intégralement sur l'année suivante, avec le reste de janvier. Sur un palier à 1 500 € par mois, cela déplace 1 500 € d'une année civile à l'autre.

Cette règle vaut aussi pour les seuils. La distance à la franchise en base de TVA, ici 19 500 €, se mesure sur les recettes encaissées de l'année civile, pas sur les ventes réalisées. Un mois de décembre exceptionnel encaissé en janvier ne franchit rien du tout sur l'année qui se termine.

La seule pièce à conserver est donc le relevé de versement de la plateforme, avec sa date. C'est lui qui fait foi, et pas le tableau de bord des ventes, qui affiche autre chose.

À 1 500 € par mois, les seuils restent hors de portée sur l'année

18 000 € de recettes annuelles laissent 19 500 € avant la franchise en base de TVA de 37 500 € et 65 600 € avant le plafond du micro-BNC de 83 600 €. Aucun des deux ne se franchit sans une progression très nette et durable.

La distance à la franchise vaut ici un peu plus d'une année de recettes supplémentaires : il faudrait passer de 1 500 € à plus de 3 125 € par mois, en moyenne sur douze mois, pour la franchir. Une progression de ce type existe, mais elle ne se produit pas par accident.

Le plafond du micro-BNC est d'un autre ordre encore : 65 600 € au-dessus. Il gouverne le régime d'imposition du bénéfice, pas la TVA, et les deux sont régulièrement confondus dans les contenus francophones sur le sujet. À ce palier, aucun des deux ne demande de décision.

Ce qui demande une décision, à 1 500 € par mois, est le rythme de travail. Le calcul de cette page dit qu'il reste 819 € par mois, soit 54,6 % de ce que la plateforme verse. Rapporté aux heures réellement passées — messagerie comprise, la nuit comprise — c'est le seul chiffre qui permette de comparer honnêtement cette activité à autre chose.

Ce qu'un trimestre à 1 500 € par mois représente en trésorerie

Un trimestre à ce palier encaisse 4 500 € et fait naître 1 152 € de cotisations plus 891 € d'impôt à venir. L'échéance URSSAF trimestrielle réclame la première somme d'un coup ; la seconde attend l'année suivante.

Regarder l'activité par trimestre, plutôt que par mois, est ce qui rend ce palier lisible. Les 4 500 € encaissés sur trois mois ne sont pas un revenu : ils contiennent 2 043 € qui appartiennent déjà à l'URSSAF et au Trésor, et 2 457 € qui sont réellement à la créatrice.

La confusion vient du décalage entre les deux. Le trimestre écoulé est réglé côté cotisations à l'échéance suivante, donc l'argent sort environ un mois après. L'impôt, lui, ne sort pas avant l'année suivante : sur trois mois, il représente 891 € qui restent sur le compte et n'y sont pas.

C'est ce qui explique qu'une créatrice de ce palier puisse se sentir à l'aise pendant quatre trimestres et découvrir un problème au cinquième. Le correctif est mécanique et tient en une opération : sortir 681 € du compte courant chaque mois, quelle que soit la cadence de déclaration choisie.

Ce qu'il faut vendre sur OnlyFans et sur MYM pour toucher la même somme

OnlyFans retient 20 % sur tout. MYM prélève en deux étages, 7 % de frais bancaires par transaction puis un pourcentage de reversement appliqué au reste. Pour recevoir 1 500 € par mois, il faut donc vendre 1 875 € sur OnlyFans et 2 152 € sur MYM.

La retenue de la plateforme ne change RIEN à ce qui reste après impôt sur 1 500 € versés : cotisations et impôt portent sur ce que la plateforme verse, pas sur ce que le fan paie. Ce qu'elle change, c'est le travail — sur MYM il faut vendre 2 152 € pour toucher 1 500 €, contre 1 875 € sur OnlyFans, soit 277 € de ventes supplémentaires par mois à revenu net identique.

Les deux étages de MYM ne s'additionnent pas naïvement. Les 7 % de frais bancaires sortent d'abord, et le reversement s'applique ensuite à ce qui reste : sur un abonnement, la retenue réellement supportée vaut 30,3 %, et non la somme des deux lignes. Additionner les deux taux donne un chiffre faux, et faux dans le mauvais sens.

Retenues de plateforme relevées et ce qu'il faut vendre pour recevoir 1 500 €
PlateformeRetenue relevéeÀ vendre pour 1 500 €
OnlyFans, Fansly, Fanvue20 % sur tout1 875 €
MYM, abonnements30,3 % frais bancaires compris2 152 €

Fansly et Fanvue publient la même retenue unique qu'OnlyFans : une créatrice sur l'une des trois lit ici sa réponse. Grilles relevées en juillet 2026. Les plateformes modifient leurs conditions sans préavis : vérifie toujours les conditions générales en vigueur sur le site officiel avant de bâtir une projection de revenus dessus.

Ce qui change quand les revenus de plateforme s'ajoutent à un salaire

En cumul avec un emploi salarié, les cotisations du micro-BNC ne bougent pas : 25,6 % des recettes encaissées, salaire ou pas. C'est l'impôt qui change. Les revenus de plateforme s'empilent sur le salaire, donc la tranche marginale qui les frappe est celle du haut du foyer.

C'est la différence que presque aucune page française ne dit, et elle coûte cher. Une créatrice qui touche 1 500 € par mois de plateforme ET un salaire ne paie pas l'impôt de quelqu'un qui touche seulement 1 500 €. Son salaire a déjà consommé les tranches basses du barème : ses recettes de créatrice sont imposées à la tranche du dessus.

À 30 % de tranche marginale, il reste 819 € par mois, soit 54,6 % des recettes. À 41 %, il reste 710 € par mois, soit 47,3 %. La différence vaut 1 307 € sur l'année, à recettes strictement identiques.

Ces deux tranches sont des points de départ, pas des déductions : le modèle porte les TAUX des tranches sans porter leurs seuils en euros, et la tranche d'un foyer dépend de ses parts et de ses autres revenus. Le champ du simulateur est modifiable exprès.

Où le calcul à la main cesse de fonctionner

Le calcul manuel tient tant qu'il n'y a qu'une inconnue. Il casse dès qu'une commission d'agence entre dans l'équation : au micro-BNC l'abattement est forfaitaire, donc la commission n'est pas déductible et les prélèvements frappent une somme qui ne reste jamais chez la créatrice.

En micro-BNC, l'abattement forfaitaire tient lieu de frais : aucune charge réelle n'est déductible, commission d'agence comprise. Si l'agence n'est pas payée directement par la plateforme, la créatrice paie donc cotisations et impôt sur une somme qui ne reste jamais chez elle.

Sur le scénario de cette page — 1 500 € par mois versés, tranche marginale à 30 %, commission au taux le plus bas de la fourchette publiée par Bunny Agency, soit 25 % — ce surcoût vaut 2 043 € par an. Ce n'est pas la commission : c'est l'URSSAF et l'impôt payés SUR la commission, pour de l'argent qui a seulement transité. Le chiffre monte avec le taux ; celui-ci est un plancher.

Le piège du micro-BNC, ce sont les cotisations URSSAF et l'impôt sur le revenu payés sur la commission d'agence quand la créatrice encaisse la totalité de ses revenus avant de la reverser : au micro-BNC cette commission n'est pas déductible, donc elle est imposée bien qu'elle ne reste jamais chez la créatrice. Il tombe entièrement à zéro dans une seule structure : quand la plateforme paie l'agence directement, sa part n'entre jamais dans l'assiette imposable de la créatrice. C'est l'interrupteur en bas du simulateur, et c'est la question à poser à n'importe quelle agence avant de signer quoi que ce soit.

De là vient le Seuil de Rentabilité. Le Seuil de Rentabilité, c'est la progression de revenus, en pourcentage, qu'une agence doit livrer au minimum pour qu'il reste plus net à la créatrice — après commission et après fiscalité française — qu'en travaillant seule. Sur ce scénario, il vaut 84,5 % de progression de revenus. En dessous, une agence coûte plus qu'elle ne rapporte et il faut rester seule — c'est une réponse que le simulateur donne aussi, et elle est parfaitement admissible.

Le Seuil de Rentabilité ne se calcule que si la commission de l'agence est connue avant l'entretien. Bunny Agency publie la sienne ; une agence qui ne donne son taux qu'en visio rend le calcul impossible. Les preuves vérifiables publient ce que Bunny Agency ne peut pas prouver.

Bunny Agency est une agence de management, pas un cabinet comptable. Ces chiffres sont des ordres de grandeur vérifiables au moment de la publication, pas un conseil fiscal personnalisé. Les taux et les seuils évoluent : confirme ta situation sur urssaf.fr et impots.gouv.fr, et fais-la valider par un expert-comptable avant toute décision.

Questions fréquentes

Sources

Chiffres revérifiés contre leur source officielle le 4 septembre 2026. Si tu en trouves un qui ne correspond pas à sa source, signale-le : le Seuil de Rentabilité ne vaut que si les chiffres qui le composent sont justes. Bunny Agency publie sa commission, 25%–50%, avant tout échange — c'est ce qui rend ce calcul possible.

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Brecht, S. (2026). Combien il te reste sur 1 500 € par mois de revenus de créatrice en France. Bunny Agency. https://bunny-agency.fr/ce-qui-te-reste/1-500-euros-par-mois/