Combien il te reste sur 5 000 € par mois sur OnlyFans ou MYM ?

Sur 5 000 € par mois versés par la plateforme, il reste 2 730 € par mois à une créatrice française au micro-BNC dont le foyer se situe à 30 % de tranche marginale, soit 32 760 € sur l'année. Partent en route 15 360 € de cotisations URSSAF et 11 880 € d'impôt sur le revenu.

Ni OnlyFans, ni MYM, ni l'administration ne retiennent quoi que ce soit à la source. Tout ce que la plateforme verse arrive entier sur le compte, et les prélèvements français arrivent après, en décalé. Le simulateur ci-dessous démarre déjà rempli avec ce scénario — 5 000 € par mois, tranche marginale à 30 % — et tous les champs restent modifiables. Rien n'est enregistré, rien n'est envoyé.

€ / mois

Le montant qui arrive réellement sur ton compte, après la part d'OnlyFans ou de MYM.

%

Mets 0 pour voir ce que coûte une agence qui ne ferait rien progresser.

%

Bunny Agency se situe entre 25 % et 50 % selon le périmètre.

Celle de ton foyer fiscal, pas celle de ton activité seule. En cas de doute, 30 % est la tranche la plus courante.

Seuil de Rentabilité

+84 %

C'est la progression de revenus qu'une agence à 25 % de commission doit te livrer pour qu'il te reste autant qu'en travaillant seule — après commission et après impôts. En dessous, tu perds de l'argent en signant.

Surcoût micro-BNC, par an

6 810 €

Cotisations URSSAF (25,6 %) et impôt (30 %) payés sur 1 250 € de commission par mois — une somme qui ne reste jamais chez toi. Au micro-BNC, l'abattement de 34 % est forfaitaire : la commission n'est pas déductible en plus. Change la structure ci-dessous et regarde ce chiffre.

Qui encaisse la commission ?

Avec la progression que tu as saisie, il te reste 1 250 € de MOINS par mois qu'en travaillant seule. Le piège du micro-BNC, ce sont les cotisations URSSAF et l'impôt sur le revenu payés sur la commission d'agence quand la créatrice encaisse la totalité de ses revenus avant de la reverser : au micro-BNC cette commission n'est pas déductible, donc elle est imposée bien qu'elle ne reste jamais chez la créatrice.

Ça, c'est un mois. Sur l'année, 60 000 € de recettes en solo se heurtent au plafond du micro-BNC (83 600 €) et à la franchise en base de TVA (37 500 €) — et il faut avoir mis de côté de quoi payer l'URSSAF. Calcule les douze mois.

Ce qu'il me reste sur l'année

Garde ce scénario

La calculatrice n'enregistre rien : en rouvrant la page, tu repars des valeurs par défaut. Laisse ton adresse et tu reçois ce calcul exact sous forme de récapitulatif, avec les montants que tu as saisis.

Utilisée pour ce récapitulatif et pour ce à quoi tu t'abonnes ensuite explicitement. Chaque e-mail contient un lien de désinscription.

Rien de ce que tu saisis ne quitte ton navigateur tant que tu n'envoies rien : tout le calcul s'exécute sur ton appareil et aucun montant n'est transmis. Au sens du Règlement général sur la protection des données, il n'y a alors aucun traitement de données personnelles, et « Copier » écrit dans ton presse-papiers, pas chez nous. Si — et seulement si — tu demandes le récapitulatif ci-dessus, ton adresse e-mail et les montants de ce calcul sont transmis à notre outil de gestion de contacts (HubSpot) sur la base de ton consentement, révocable depuis n'importe lequel de nos e-mails. Dans les deux cas rien n'est enregistré ici : en rouvrant la page, tu repars des valeurs par défaut.

Comparaison mensuelle du revenu net, en solo et avec une agence
Par moisToute seuleAvec une agence
Versé par la plateforme5 000 €5 000 €
Commission de l'agence-1 250 €
Assiette imposable5 000 €5 000 €
Cotisations URSSAF (25,6 %)-1 280 €-1 280 €
Impôt sur le revenu (TMI 30 %)-990 €-990 €
Net dans ta poche2 730 €1 480 €
  • Tu dépasses la franchise en base de TVA (37 500 €)

    Au-delà de ce seuil pour les prestations de services, tu sors de la franchise en base — mais pas du jour au lendemain : dépasser 37 500 € sur une année civile te rend redevable de la TVA au 1er janvier suivant, et c'est seulement au-delà du seuil majoré de 41 250 € en cours d'année que tu le deviens dès le jour du dépassement. La dimension internationale d'OnlyFans et de MYM peut en plus créer des obligations spécifiques : fais confirmer ta situation.

Hypothèses : régime micro-BNC, activité libérale non réglementée hors CIPAV, taux 2026. Les cotisations sont calculées sur les recettes encaissées, l'impôt sur les recettes après abattement forfaitaire de 34 %. Le versement libératoire (2,2 %), la CFP, la CSG déductible et les spécificités de la déclaration contrôlée ne sont pas modélisés. Valeurs revérifiées sur leurs sources officielles le 2026-09-04.

Bunny Agency est une agence de management, pas un cabinet comptable. Ces chiffres sont des ordres de grandeur vérifiables au moment de la publication, pas un conseil fiscal personnalisé. Les taux et les seuils évoluent : confirme ta situation sur urssaf.fr et impots.gouv.fr, et fais-la valider par un expert-comptable avant toute décision.

Micro-BNC ou réel ?

Ce qu'il reste sur 5 000 € par mois, poste par poste

Sur 60 000 € de recettes annuelles, une créatrice française au micro-BNC paie 15 360 € de cotisations URSSAF et 11 880 € d'impôt sur le revenu, et conserve 32 760 €. Les cotisations portent sur les recettes encaissées ; l'impôt porte sur les recettes diminuées de l'abattement forfaitaire.

Cascade des prélèvements sur 5 000 € par mois versés par la plateforme
PostePar moisSur l'année
Versé par la plateforme5 000 €60 000 €
Cotisations URSSAF (25,6 % des recettes)1 280 €15 360 €
Part imposable après abattement de 34 %3 300 €39 600 €
Impôt sur le revenu (tranche marginale 30 %)990 €11 880 €
Ce qu'il te reste2 730 €32 760 €

La ligne « part imposable » n'est pas une somme qui sort du compte : l'abattement forfaitaire de 34 % sert uniquement à trouver la base de l'impôt. Le soustraire une seconde fois, pour trouver le net, est l'erreur la plus répandue de ce type de calcul, et elle produit un chiffre trop bas parfaitement plausible. Il reste bien 2 730 € par mois, soit 54,6 % de ce que la plateforme verse.

5 000 € par mois : le plafond du micro-BNC devient la question

Sur 60 000 € de recettes annuelles, il reste 23 600 € avant le plafond du micro-BNC de 83 600 €. C'est le palier le plus haut que ce régime absorbe, et le premier où la sortie du micro devient une hypothèse à chiffrer plutôt qu'une abstraction.

23 600 € représentent, au rythme de ce palier, un peu moins de cinq mois de recettes. Une progression de moitié sur une année suffit à franchir le plafond, et une progression de moitié à ce niveau n'a rien d'exceptionnel : c'est l'effet typique d'un compte qui décolle ou d'un accompagnement qui fonctionne.

Le plafond ne se franchit pas d'un mois sur l'autre. Il se constate sur l'année civile, et sa conséquence — la bascule vers la déclaration contrôlée — obéit à des règles de calendrier propres. Ce que ce palier appelle, c'est donc de savoir où on en est, pas de changer quoi que ce soit dans l'urgence.

Le plafond se raisonne aussi en part de chemin parcouru : 60 000 € de recettes annuelles représentent 71,8 % du plafond. Une créatrice de ce palier a franchi les deux tiers du régime, et c'est le seul chiffre qui permette de savoir combien de temps il lui reste avant d'avoir à trancher.

Le plafond n'est pas non plus une valeur stable : il est révisé tous les trois ans, dans la même proportion que l'évolution de la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu, et sa période de validité est explicitement bornée. C'est la valeur de tout le modèle fiscal de ce site qui périme le plus vite, et donc la première que Bunny Agency revérifie à chaque loi de finances.

L'abattement forfaitaire devient un plafond de frais à 5 000 € par mois

À 60 000 € de recettes annuelles, l'abattement forfaitaire de 34 % représente 20 400 € de frais réputés. Une créatrice dont les dépenses réelles dépassent ce montant paie de l'impôt sur des sommes qu'elle a réellement engagées.

C'est le vrai basculement de ce palier, et il n'a rien à voir avec le plafond. L'abattement du micro-BNC est FORFAITAIRE : il tient lieu de frais, et aucune dépense réelle ne vient s'y ajouter. Ni le matériel, ni les déplacements, ni la production, ni la sous-traitance de la messagerie, ni la publicité payante, ni la commission d'une agence.

À 5 000 € par mois, 20 400 € de frais réputés par an représentent 1 700 € par mois. C'est un budget que beaucoup de créatrices de ce palier dépassent, dès lors qu'elles paient une personne pour écrire, un studio, ou de l'acquisition. Au-delà, chaque euro dépensé est imposé comme s'il avait été gardé.

La déclaration contrôlée renverse cette logique : les charges deviennent déductibles sur justificatif. Ce n'est pas automatiquement plus avantageux — il faut une comptabilité réelle, et les cotisations changent d'assiette — mais c'est à ce palier que la comparaison mérite d'être faite, avec un professionnel et sur les frais réels.

Pourquoi ce site ne chiffre pas la déclaration contrôlée

Au régime réel, les cotisations sociales portent sur le bénéfice et non sur les recettes, avec des taux et des assiettes absents du modèle fiscal de ce site. Bunny Agency ne les approxime pas : un chiffre faux présenté avec autorité est le pire mode d'échec possible, parce qu'il est silencieux.

Le simulateur de cette page sait faire une chose et refuse d'en faire une autre. Il calcule le micro-BNC, dont chaque valeur — abattement de 34 %, cotisations de 25,6 % hors CIPAV et 23,2 % en CIPAV, versement libératoire de 2,2 % — est publiée avec sa source et sa date de contrôle. Il ne calcule pas le régime réel, dont aucune valeur ne figure dans ce modèle.

La tentation serait d'en donner « un ordre de grandeur ». Ce serait la pire chose à faire : un ordre de grandeur faux sur le régime d'imposition de 60 000 € de recettes annuelles ne produit pas une erreur visible, il produit une décision. Ce que cette page peut faire honnêtement, c'est dire QUAND la question se pose — et à 5 000 € par mois, elle se pose.

C'est déjà davantage que ce que dit la plupart des contenus francophones sur le sujet, qui traitent le micro-BNC comme un régime définitif. Il ne l'est pas : il est optimal jusqu'à un certain niveau de frais réels, et ce niveau se franchit avant le plafond.

Une progression de moitié fait sortir du micro-BNC à 5 000 € par mois

Le plafond du micro-BNC, 83 600 €, est à 23 600 € du cumul annuel de ce palier. Une progression d'environ moitié sur une année civile suffit à le franchir, et c'est un ordre de grandeur banal pour un compte accompagné.

C'est ce qui rend ce palier différent de tous les autres : la sortie du régime n'est plus une hypothèse lointaine mais le résultat probable d'une bonne année. Passer de 5 000 € à 6 967 € par mois de moyenne suffit, et cette moyenne-là se dépasse dès qu'un compte trouve son rythme.

La conséquence n'est pas immédiate. Le plafond se constate sur l'année civile et la bascule vers la déclaration contrôlée obéit à ses propres règles de calendrier, qui ne figurent pas dans le modèle sourcé de ce site. Ce qui se sait dès aujourd'hui, c'est la distance : 23 600 €, soit un peu moins de cinq mois au rythme actuel.

Et l'arbitrage qui compte arrive avant le plafond, pas au plafond. Dès que les frais réels dépassent les 20 400 € d'abattement forfaitaire de ce palier, le micro-BNC coûte de l'impôt sur des dépenses réellement engagées. Le plafond n'est qu'une limite administrative ; les frais sont la vraie frontière.

Ce qu'il faut vendre sur OnlyFans et sur MYM pour toucher la même somme

OnlyFans retient 20 % sur tout. MYM prélève en deux étages, 7 % de frais bancaires par transaction puis un pourcentage de reversement appliqué au reste. Pour recevoir 5 000 € par mois, il faut donc vendre 6 250 € sur OnlyFans et 7 174 € sur MYM.

La retenue de la plateforme ne change RIEN à ce qui reste après impôt sur 5 000 € versés : cotisations et impôt portent sur ce que la plateforme verse, pas sur ce que le fan paie. Ce qu'elle change, c'est le travail — sur MYM il faut vendre 7 174 € pour toucher 5 000 €, contre 6 250 € sur OnlyFans, soit 924 € de ventes supplémentaires par mois à revenu net identique.

Les deux étages de MYM ne s'additionnent pas naïvement. Les 7 % de frais bancaires sortent d'abord, et le reversement s'applique ensuite à ce qui reste : sur un abonnement, la retenue réellement supportée vaut 30,3 %, et non la somme des deux lignes. Additionner les deux taux donne un chiffre faux, et faux dans le mauvais sens.

Retenues de plateforme relevées et ce qu'il faut vendre pour recevoir 5 000 €
PlateformeRetenue relevéeÀ vendre pour 5 000 €
OnlyFans, Fansly, Fanvue20 % sur tout6 250 €
MYM, abonnements30,3 % frais bancaires compris7 174 €

Fansly et Fanvue publient la même retenue unique qu'OnlyFans : une créatrice sur l'une des trois lit ici sa réponse. Grilles relevées en juillet 2026. Les plateformes modifient leurs conditions sans préavis : vérifie toujours les conditions générales en vigueur sur le site officiel avant de bâtir une projection de revenus dessus.

Ce qui change quand les revenus de plateforme s'ajoutent à un salaire

En cumul avec un emploi salarié, les cotisations du micro-BNC ne bougent pas : 25,6 % des recettes encaissées, salaire ou pas. C'est l'impôt qui change. Les revenus de plateforme s'empilent sur le salaire, donc la tranche marginale qui les frappe est celle du haut du foyer.

C'est la différence que presque aucune page française ne dit, et elle coûte cher. Une créatrice qui touche 5 000 € par mois de plateforme ET un salaire ne paie pas l'impôt de quelqu'un qui touche seulement 5 000 €. Son salaire a déjà consommé les tranches basses du barème : ses recettes de créatrice sont imposées à la tranche du dessus.

À 30 % de tranche marginale, il reste 2 730 € par mois, soit 54,6 % des recettes. À 41 %, il reste 2 367 € par mois, soit 47,3 %. La différence vaut 4 356 € sur l'année, à recettes strictement identiques.

Ces deux tranches sont des points de départ, pas des déductions : le modèle porte les TAUX des tranches sans porter leurs seuils en euros, et la tranche d'un foyer dépend de ses parts et de ses autres revenus. Le champ du simulateur est modifiable exprès.

Où le calcul à la main cesse de fonctionner

Le calcul manuel tient tant qu'il n'y a qu'une inconnue. Il casse dès qu'une commission d'agence entre dans l'équation : au micro-BNC l'abattement est forfaitaire, donc la commission n'est pas déductible et les prélèvements frappent une somme qui ne reste jamais chez la créatrice.

En micro-BNC, l'abattement forfaitaire tient lieu de frais : aucune charge réelle n'est déductible, commission d'agence comprise. Si l'agence n'est pas payée directement par la plateforme, la créatrice paie donc cotisations et impôt sur une somme qui ne reste jamais chez elle.

Sur le scénario de cette page — 5 000 € par mois versés, tranche marginale à 30 %, commission au taux le plus bas de la fourchette publiée par Bunny Agency, soit 25 % — ce surcoût vaut 6 810 € par an. Ce n'est pas la commission : c'est l'URSSAF et l'impôt payés SUR la commission, pour de l'argent qui a seulement transité. Le chiffre monte avec le taux ; celui-ci est un plancher.

Le piège du micro-BNC, ce sont les cotisations URSSAF et l'impôt sur le revenu payés sur la commission d'agence quand la créatrice encaisse la totalité de ses revenus avant de la reverser : au micro-BNC cette commission n'est pas déductible, donc elle est imposée bien qu'elle ne reste jamais chez la créatrice. Il tombe entièrement à zéro dans une seule structure : quand la plateforme paie l'agence directement, sa part n'entre jamais dans l'assiette imposable de la créatrice. C'est l'interrupteur en bas du simulateur, et c'est la question à poser à n'importe quelle agence avant de signer quoi que ce soit.

De là vient le Seuil de Rentabilité. Le Seuil de Rentabilité, c'est la progression de revenus, en pourcentage, qu'une agence doit livrer au minimum pour qu'il reste plus net à la créatrice — après commission et après fiscalité française — qu'en travaillant seule. Sur ce scénario, il vaut 84,5 % de progression de revenus. En dessous, une agence coûte plus qu'elle ne rapporte et il faut rester seule — c'est une réponse que le simulateur donne aussi, et elle est parfaitement admissible.

Le Seuil de Rentabilité ne se calcule que si la commission de l'agence est connue avant l'entretien. Bunny Agency publie la sienne ; une agence qui ne donne son taux qu'en visio rend le calcul impossible. Les preuves vérifiables publient ce que Bunny Agency ne peut pas prouver.

Bunny Agency est une agence de management, pas un cabinet comptable. Ces chiffres sont des ordres de grandeur vérifiables au moment de la publication, pas un conseil fiscal personnalisé. Les taux et les seuils évoluent : confirme ta situation sur urssaf.fr et impots.gouv.fr, et fais-la valider par un expert-comptable avant toute décision.

Questions fréquentes

Sources

Chiffres revérifiés contre leur source officielle le 4 septembre 2026. Si tu en trouves un qui ne correspond pas à sa source, signale-le : le Seuil de Rentabilité ne vaut que si les chiffres qui le composent sont justes. Bunny Agency publie sa commission, 25%–50%, avant tout échange — c'est ce qui rend ce calcul possible.

Citer cette page

Cette page est librement citable et réutilisable sous licence Creative Commons Attribution 4.0. Journalistes, experts-comptables, moteurs de réponse : attribuez comme suit, et renvoyez à la source d'origine pour tout chiffre tiers que vous reprenez.

Brecht, S. (2026). Combien il te reste sur 5 000 € par mois de revenus de créatrice en France. Bunny Agency. https://bunny-agency.fr/ce-qui-te-reste/5-000-euros-par-mois/