Combien il te reste sur 1 000 € par mois sur OnlyFans ou MYM ?
Sur 1 000 € par mois versés par la plateforme, il reste 546 € par mois à une créatrice française au micro-BNC dont le foyer se situe à 30 % de tranche marginale, soit 6 552 € sur l'année. Partent en route 3 072 € de cotisations URSSAF et 2 376 € d'impôt sur le revenu.
Ni OnlyFans, ni MYM, ni l'administration ne retiennent quoi que ce soit à la source. Tout ce que la plateforme verse arrive entier sur le compte, et les prélèvements français arrivent après, en décalé. Le simulateur ci-dessous démarre déjà rempli avec ce scénario — 1 000 € par mois, tranche marginale à 30 % — et tous les champs restent modifiables. Rien n'est enregistré, rien n'est envoyé.
Le montant qui arrive réellement sur ton compte, après la part d'OnlyFans ou de MYM.
Mets 0 pour voir ce que coûte une agence qui ne ferait rien progresser.
Bunny Agency se situe entre 25 % et 50 % selon le périmètre.
Celle de ton foyer fiscal, pas celle de ton activité seule. En cas de doute, 30 % est la tranche la plus courante.
Seuil de Rentabilité
+84 %
C'est la progression de revenus qu'une agence à 25 % de commission doit te livrer pour qu'il te reste autant qu'en travaillant seule — après commission et après impôts. En dessous, tu perds de l'argent en signant.
Surcoût micro-BNC, par an
1 362 €
Cotisations URSSAF (25,6 %) et impôt (30 %) payés sur 250 € de commission par mois — une somme qui ne reste jamais chez toi. Au micro-BNC, l'abattement de 34 % est forfaitaire : la commission n'est pas déductible en plus. Change la structure ci-dessous et regarde ce chiffre.
Avec la progression que tu as saisie, il te reste 250 € de MOINS par mois qu'en travaillant seule. Le piège du micro-BNC, ce sont les cotisations URSSAF et l'impôt sur le revenu payés sur la commission d'agence quand la créatrice encaisse la totalité de ses revenus avant de la reverser : au micro-BNC cette commission n'est pas déductible, donc elle est imposée bien qu'elle ne reste jamais chez la créatrice.
Ça, c'est un mois. Sur l'année, 12 000 € de recettes en solo se heurtent au plafond du micro-BNC (83 600 €) et à la franchise en base de TVA (37 500 €) — et il faut avoir mis de côté de quoi payer l'URSSAF. Calcule les douze mois.
Garde ce scénario
La calculatrice n'enregistre rien : en rouvrant la page, tu repars des valeurs par défaut. Laisse ton adresse et tu reçois ce calcul exact sous forme de récapitulatif, avec les montants que tu as saisis.
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| Par mois | Toute seule | Avec une agence |
|---|---|---|
| Versé par la plateforme | 1 000 € | 1 000 € |
| Commission de l'agence | — | -250 € |
| Assiette imposable | 1 000 € | 1 000 € |
| Cotisations URSSAF (25,6 %) | -256 € | -256 € |
| Impôt sur le revenu (TMI 30 %) | -198 € | -198 € |
| Net dans ta poche | 546 € | 296 € |
Hypothèses : régime micro-BNC, activité libérale non réglementée hors CIPAV, taux 2026. Les cotisations sont calculées sur les recettes encaissées, l'impôt sur les recettes après abattement forfaitaire de 34 %. Le versement libératoire (2,2 %), la CFP, la CSG déductible et les spécificités de la déclaration contrôlée ne sont pas modélisés. Valeurs revérifiées sur leurs sources officielles le 2026-09-04.
Bunny Agency est une agence de management, pas un cabinet comptable. Ces chiffres sont des ordres de grandeur vérifiables au moment de la publication, pas un conseil fiscal personnalisé. Les taux et les seuils évoluent : confirme ta situation sur urssaf.fr et impots.gouv.fr, et fais-la valider par un expert-comptable avant toute décision.
Micro-BNC ou réel ?Ce qu'il reste sur 1 000 € par mois, poste par poste
Sur 12 000 € de recettes annuelles, une créatrice française au micro-BNC paie 3 072 € de cotisations URSSAF et 2 376 € d'impôt sur le revenu, et conserve 6 552 €. Les cotisations portent sur les recettes encaissées ; l'impôt porte sur les recettes diminuées de l'abattement forfaitaire.
| Poste | Par mois | Sur l'année |
|---|---|---|
| Versé par la plateforme | 1 000 € | 12 000 € |
| Cotisations URSSAF (25,6 % des recettes) | − 256 € | − 3 072 € |
| Part imposable après abattement de 34 % | 660 € | 7 920 € |
| Impôt sur le revenu (tranche marginale 30 %) | − 198 € | − 2 376 € |
| Ce qu'il te reste | 546 € | 6 552 € |
La ligne « part imposable » n'est pas une somme qui sort du compte : l'abattement forfaitaire de 34 % sert uniquement à trouver la base de l'impôt. Le soustraire une seconde fois, pour trouver le net, est l'erreur la plus répandue de ce type de calcul, et elle produit un chiffre trop bas parfaitement plausible. Il reste bien 546 € par mois, soit 54,6 % de ce que la plateforme verse.
1 000 € par mois : le palier où le compte en banque ment
À 1 000 € par mois, une créatrice française encaisse 12 000 € sur l'année et n'en garde que 6 552 €. L'écart n'est pas une surprise comptable : 3 072 € de cotisations URSSAF et 2 376 € d'impôt sur le revenu arrivent en décalé, plusieurs mois après l'argent.
Ce palier est celui où l'écart entre ce qu'on croit gagner et ce qu'on garde fait le plus de dégâts, précisément parce que la somme paraît trop petite pour mériter une organisation. 1 000 € par mois ressemble à un complément. Les prélèvements, eux, ne connaissent pas cette catégorie : ils s'appliquent au premier euro encaissé, au même taux qu'à 5 000 €.
Le compte en banque ment parce qu'il affiche un solde vrai à une date où deux dettes sont déjà nées. Les cotisations sont dues dès l'encaissement, mais appelées à l'échéance suivante. L'impôt est dû sur les revenus de l'année, mais réglé l'année d'après. Entre les deux, il y a plusieurs mois pendant lesquels l'argent est là et n'est pas à toi.
La conséquence pratique tient en une phrase : sur ce palier, la seule chose à faire est de sortir 454 € du compte courant chaque mois et de ne plus les regarder. Ce n'est pas de la prudence, c'est le montant exact de ce qui sera réclamé.
Aucune plateforme ne le fait pour toi. Un employeur prélève à la source et verse un net ; OnlyFans et MYM versent un brut de toute fiscalité française et ne déclarent rien à personne en ton nom. C'est la différence de fond entre un salaire et une activité indépendante, et c'est celle que ce palier fait découvrir.
À 1 000 € par mois, aucun seuil français n'est en vue
Sur 12 000 € de recettes annuelles, il reste 25 500 € avant la franchise en base de TVA et 71 600 € avant le plafond du micro-BNC. Aucune des deux règles qui compliquent la vie d'une créatrice française ne s'applique à ce niveau, et cela restera vrai même en doublant ses revenus.
C'est le seul palier de cette famille où la réponse aux deux grandes questions réglementaires est « non, pas encore, et de loin ». La franchise en base de TVA sur les prestations de services se déclenche à 37 500 € de recettes annuelles : il faudrait multiplier ces revenus par plus de trois. Le plafond du micro-BNC est à 83 600 € : il faudrait les multiplier par près de sept.
Le seul plancher qui existe dans le modèle joue dans l'autre sens, et il concerne l'abattement forfaitaire. L'abattement vaut 34 % des recettes, mais jamais moins de 305 €. À 12 000 € de recettes, 34 % font 4 080 €, donc le plancher ne joue pas. Il jouerait sur une activité démarrée en décembre, avec quelques centaines d'euros encaissés.
Ce que ce palier appelle n'est donc pas un arbitrage réglementaire mais une habitude : déclarer chaque échéance, même quand le chiffre est petit, même quand il est nul. Une déclaration à zéro se fait en une minute ; une déclaration oubliée déclenche une pénalité forfaitaire sans rapport avec le montant en jeu.
La deuxième année coûte plus cher que la première à 1 000 € par mois
À revenus identiques, la deuxième année d'activité coûte plus cher que la première, parce que les cotisations de l'année en cours et l'impôt sur les revenus de l'année précédente tombent dans les mêmes douze mois. Sur 12 000 € de recettes, la marche vaut 2 376 €.
Le calendrier est le piège le plus banal de ce palier, et il n'a rien à voir avec les taux. Les cotisations URSSAF suivent l'encaissement de près : elles sont déclarées et payées à l'échéance qui suit le trimestre ou le mois concerné. L' impôt sur le revenu, lui, ne suit pas du tout : il porte sur une année civile complète, se déclare au printemps suivant et se règle plus tard encore.
Une créatrice qui démarre son activité en janvier paie donc, sur sa première année, 3 072 € de cotisations et rien d'autre. Sur sa deuxième année, elle paie les 3 072 € de la nouvelle année ET les 2 376 € d'impôt sur la première. Ses revenus n'ont pas bougé d'un euro ; ce qui lui reste a baissé de 2 376 €.
C'est aussi pourquoi le net affiché en haut de cette page, 546 € par mois, est le bon chiffre de régime permanent et pas le chiffre de la première année. La première année paraît meilleure qu'elle ne l'est. Le calcul de cette page annule cette illusion en comptant les deux prélèvements sur la même année, ce qui est la seule façon honnête de comparer une activité indépendante à un salaire.
Un très bon mois ne change rien de réglementaire à 1 000 € par mois
Un mois à trois fois le rythme habituel porterait le cumul annuel à 14 000 €, toujours 23 500 € sous la franchise en base de TVA. À ce palier, une bonne surprise n'a aucune conséquence réglementaire — elle n'a qu'une conséquence de trésorerie.
C'est ce qui rend ce palier confortable et trompeur à la fois. Aucun pic de revenus réaliste ne déclenche d'obligation nouvelle : il faudrait plus que tripler l'année entière pour approcher 37 500 €. La seule chose qui bouge, c'est la somme à mettre de côté.
Et elle bouge proportionnellement. Chaque euro supplémentaire encaissé porte les mêmes 25,6 % de cotisations, et l'impôt frappe la part qui reste une fois l'abattement de 34 % retiré. Il n'y a ni palier, ni franchise, ni progressivité propre à l'activité : la progressivité est celle du foyer, et elle joue sur la tranche marginale, pas sur le régime.
Autrement dit, à 1 000 € par mois, la règle à retenir n'est pas un seuil mais un ratio : sur chaque euro versé par la plateforme, 54,6 % restent. Ce ratio est stable tant que la tranche marginale du foyer ne change pas, et c'est lui qu'il faut avoir en tête plutôt qu'un montant.
Ce qu'il faut vendre sur OnlyFans et sur MYM pour toucher la même somme
OnlyFans retient 20 % sur tout. MYM prélève en deux étages, 7 % de frais bancaires par transaction puis un pourcentage de reversement appliqué au reste. Pour recevoir 1 000 € par mois, il faut donc vendre 1 250 € sur OnlyFans et 1 435 € sur MYM.
La retenue de la plateforme ne change RIEN à ce qui reste après impôt sur 1 000 € versés : cotisations et impôt portent sur ce que la plateforme verse, pas sur ce que le fan paie. Ce qu'elle change, c'est le travail — sur MYM il faut vendre 1 435 € pour toucher 1 000 €, contre 1 250 € sur OnlyFans, soit 185 € de ventes supplémentaires par mois à revenu net identique.
Les deux étages de MYM ne s'additionnent pas naïvement. Les 7 % de frais bancaires sortent d'abord, et le reversement s'applique ensuite à ce qui reste : sur un abonnement, la retenue réellement supportée vaut 30,3 %, et non la somme des deux lignes. Additionner les deux taux donne un chiffre faux, et faux dans le mauvais sens.
| Plateforme | Retenue relevée | À vendre pour 1 000 € |
|---|---|---|
| OnlyFans, Fansly, Fanvue | 20 % sur tout | 1 250 € |
| MYM, abonnements | 30,3 % frais bancaires compris | 1 435 € |
Fansly et Fanvue publient la même retenue unique qu'OnlyFans : une créatrice sur l'une des trois lit ici sa réponse. Grilles relevées en juillet 2026. Les plateformes modifient leurs conditions sans préavis : vérifie toujours les conditions générales en vigueur sur le site officiel avant de bâtir une projection de revenus dessus.
Ce qui change quand les revenus de plateforme s'ajoutent à un salaire
En cumul avec un emploi salarié, les cotisations du micro-BNC ne bougent pas : 25,6 % des recettes encaissées, salaire ou pas. C'est l'impôt qui change. Les revenus de plateforme s'empilent sur le salaire, donc la tranche marginale qui les frappe est celle du haut du foyer.
C'est la différence que presque aucune page française ne dit, et elle coûte cher. Une créatrice qui touche 1 000 € par mois de plateforme ET un salaire ne paie pas l'impôt de quelqu'un qui touche seulement 1 000 €. Son salaire a déjà consommé les tranches basses du barème : ses recettes de créatrice sont imposées à la tranche du dessus.
À 30 % de tranche marginale, il reste 546 € par mois, soit 54,6 % des recettes. À 41 %, il reste 473 € par mois, soit 47,3 %. La différence vaut 871 € sur l'année, à recettes strictement identiques.
Ces deux tranches sont des points de départ, pas des déductions : le modèle porte les TAUX des tranches sans porter leurs seuils en euros, et la tranche d'un foyer dépend de ses parts et de ses autres revenus. Le champ du simulateur est modifiable exprès.
Où le calcul à la main cesse de fonctionner
Le calcul manuel tient tant qu'il n'y a qu'une inconnue. Il casse dès qu'une commission d'agence entre dans l'équation : au micro-BNC l'abattement est forfaitaire, donc la commission n'est pas déductible et les prélèvements frappent une somme qui ne reste jamais chez la créatrice.
En micro-BNC, l'abattement forfaitaire tient lieu de frais : aucune charge réelle n'est déductible, commission d'agence comprise. Si l'agence n'est pas payée directement par la plateforme, la créatrice paie donc cotisations et impôt sur une somme qui ne reste jamais chez elle.
Sur le scénario de cette page — 1 000 € par mois versés, tranche marginale à 30 %, commission au taux le plus bas de la fourchette publiée par Bunny Agency, soit 25 % — ce surcoût vaut 1 362 € par an. Ce n'est pas la commission : c'est l'URSSAF et l'impôt payés SUR la commission, pour de l'argent qui a seulement transité. Le chiffre monte avec le taux ; celui-ci est un plancher.
Le piège du micro-BNC, ce sont les cotisations URSSAF et l'impôt sur le revenu payés sur la commission d'agence quand la créatrice encaisse la totalité de ses revenus avant de la reverser : au micro-BNC cette commission n'est pas déductible, donc elle est imposée bien qu'elle ne reste jamais chez la créatrice. Il tombe entièrement à zéro dans une seule structure : quand la plateforme paie l'agence directement, sa part n'entre jamais dans l'assiette imposable de la créatrice. C'est l'interrupteur en bas du simulateur, et c'est la question à poser à n'importe quelle agence avant de signer quoi que ce soit.
De là vient le Seuil de Rentabilité. Le Seuil de Rentabilité, c'est la progression de revenus, en pourcentage, qu'une agence doit livrer au minimum pour qu'il reste plus net à la créatrice — après commission et après fiscalité française — qu'en travaillant seule. Sur ce scénario, il vaut 84,5 % de progression de revenus. En dessous, une agence coûte plus qu'elle ne rapporte et il faut rester seule — c'est une réponse que le simulateur donne aussi, et elle est parfaitement admissible.
Le Seuil de Rentabilité ne se calcule que si la commission de l'agence est connue avant l'entretien. Bunny Agency publie la sienne ; une agence qui ne donne son taux qu'en visio rend le calcul impossible. Les preuves vérifiables publient ce que Bunny Agency ne peut pas prouver.
Questions fréquentes
Sources
- impots.gouv.fr — taux et seuils du micro-BNC repris sur cette page
- urssaf.fr — taux et seuils du micro-BNC repris sur cette page
- BOFiP — seuils du régime micro-BNC — taux et seuils du micro-BNC repris sur cette page
- economie.gouv.fr — versement libératoire — taux et seuils du micro-BNC repris sur cette page
- MYM — centre d'aide, « Les commissions MYM » — grille de reversement et frais bancaires de la plateforme
Chiffres revérifiés contre leur source officielle le 4 septembre 2026. Si tu en trouves un qui ne correspond pas à sa source, signale-le : le Seuil de Rentabilité ne vaut que si les chiffres qui le composent sont justes. Bunny Agency publie sa commission, 25%–50%, avant tout échange — c'est ce qui rend ce calcul possible.
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Brecht, S. (2026). Combien il te reste sur 1 000 € par mois de revenus de créatrice en France. Bunny Agency. https://bunny-agency.fr/ce-qui-te-reste/1-000-euros-par-mois/