Combien il te reste sur 3 000 € par mois sur OnlyFans ou MYM ?
Sur 3 000 € par mois versés par la plateforme, il reste 1 638 € par mois à une créatrice française au micro-BNC dont le foyer se situe à 30 % de tranche marginale, soit 19 656 € sur l'année. Partent en route 9 216 € de cotisations URSSAF et 7 128 € d'impôt sur le revenu.
Ni OnlyFans, ni MYM, ni l'administration ne retiennent quoi que ce soit à la source. Tout ce que la plateforme verse arrive entier sur le compte, et les prélèvements français arrivent après, en décalé. Le simulateur ci-dessous démarre déjà rempli avec ce scénario — 3 000 € par mois, tranche marginale à 30 % — et tous les champs restent modifiables. Rien n'est enregistré, rien n'est envoyé.
Le montant qui arrive réellement sur ton compte, après la part d'OnlyFans ou de MYM.
Mets 0 pour voir ce que coûte une agence qui ne ferait rien progresser.
Bunny Agency se situe entre 25 % et 50 % selon le périmètre.
Celle de ton foyer fiscal, pas celle de ton activité seule. En cas de doute, 30 % est la tranche la plus courante.
Seuil de Rentabilité
+84 %
C'est la progression de revenus qu'une agence à 25 % de commission doit te livrer pour qu'il te reste autant qu'en travaillant seule — après commission et après impôts. En dessous, tu perds de l'argent en signant.
Surcoût micro-BNC, par an
4 086 €
Cotisations URSSAF (25,6 %) et impôt (30 %) payés sur 750 € de commission par mois — une somme qui ne reste jamais chez toi. Au micro-BNC, l'abattement de 34 % est forfaitaire : la commission n'est pas déductible en plus. Change la structure ci-dessous et regarde ce chiffre.
Avec la progression que tu as saisie, il te reste 750 € de MOINS par mois qu'en travaillant seule. Le piège du micro-BNC, ce sont les cotisations URSSAF et l'impôt sur le revenu payés sur la commission d'agence quand la créatrice encaisse la totalité de ses revenus avant de la reverser : au micro-BNC cette commission n'est pas déductible, donc elle est imposée bien qu'elle ne reste jamais chez la créatrice.
Ça, c'est un mois. Sur l'année, 36 000 € de recettes en solo se heurtent au plafond du micro-BNC (83 600 €) et à la franchise en base de TVA (37 500 €) — et il faut avoir mis de côté de quoi payer l'URSSAF. Calcule les douze mois.
Garde ce scénario
La calculatrice n'enregistre rien : en rouvrant la page, tu repars des valeurs par défaut. Laisse ton adresse et tu reçois ce calcul exact sous forme de récapitulatif, avec les montants que tu as saisis.
Utilisée pour ce récapitulatif et pour ce à quoi tu t'abonnes ensuite explicitement. Chaque e-mail contient un lien de désinscription.
Rien de ce que tu saisis ne quitte ton navigateur tant que tu n'envoies rien : tout le calcul s'exécute sur ton appareil et aucun montant n'est transmis. Au sens du Règlement général sur la protection des données, il n'y a alors aucun traitement de données personnelles, et « Copier » écrit dans ton presse-papiers, pas chez nous. Si — et seulement si — tu demandes le récapitulatif ci-dessus, ton adresse e-mail et les montants de ce calcul sont transmis à notre outil de gestion de contacts (HubSpot) sur la base de ton consentement, révocable depuis n'importe lequel de nos e-mails. Dans les deux cas rien n'est enregistré ici : en rouvrant la page, tu repars des valeurs par défaut.
| Par mois | Toute seule | Avec une agence |
|---|---|---|
| Versé par la plateforme | 3 000 € | 3 000 € |
| Commission de l'agence | — | -750 € |
| Assiette imposable | 3 000 € | 3 000 € |
| Cotisations URSSAF (25,6 %) | -768 € | -768 € |
| Impôt sur le revenu (TMI 30 %) | -594 € | -594 € |
| Net dans ta poche | 1 638 € | 888 € |
Hypothèses : régime micro-BNC, activité libérale non réglementée hors CIPAV, taux 2026. Les cotisations sont calculées sur les recettes encaissées, l'impôt sur les recettes après abattement forfaitaire de 34 %. Le versement libératoire (2,2 %), la CFP, la CSG déductible et les spécificités de la déclaration contrôlée ne sont pas modélisés. Valeurs revérifiées sur leurs sources officielles le 2026-09-04.
Bunny Agency est une agence de management, pas un cabinet comptable. Ces chiffres sont des ordres de grandeur vérifiables au moment de la publication, pas un conseil fiscal personnalisé. Les taux et les seuils évoluent : confirme ta situation sur urssaf.fr et impots.gouv.fr, et fais-la valider par un expert-comptable avant toute décision.
Micro-BNC ou réel ?Ce qu'il reste sur 3 000 € par mois, poste par poste
Sur 36 000 € de recettes annuelles, une créatrice française au micro-BNC paie 9 216 € de cotisations URSSAF et 7 128 € d'impôt sur le revenu, et conserve 19 656 €. Les cotisations portent sur les recettes encaissées ; l'impôt porte sur les recettes diminuées de l'abattement forfaitaire.
| Poste | Par mois | Sur l'année |
|---|---|---|
| Versé par la plateforme | 3 000 € | 36 000 € |
| Cotisations URSSAF (25,6 % des recettes) | − 768 € | − 9 216 € |
| Part imposable après abattement de 34 % | 1 980 € | 23 760 € |
| Impôt sur le revenu (tranche marginale 30 %) | − 594 € | − 7 128 € |
| Ce qu'il te reste | 1 638 € | 19 656 € |
La ligne « part imposable » n'est pas une somme qui sort du compte : l'abattement forfaitaire de 34 % sert uniquement à trouver la base de l'impôt. Le soustraire une seconde fois, pour trouver le net, est l'erreur la plus répandue de ce type de calcul, et elle produit un chiffre trop bas parfaitement plausible. Il reste bien 1 638 € par mois, soit 54,6 % de ce que la plateforme verse.
3 000 € par mois : à 1 500 € de la franchise en base de TVA
Sur 36 000 € de recettes annuelles, il ne reste que 1 500 € avant la franchise en base de TVA de 37 500 €. Un seul bon mois fait franchir le seuil, et ce palier est le point de bascule de toute la famille de pages.
1 500 € représentent, au rythme de ce palier, une demi-quinzaine. Une promotion, un contenu qui circule, un mois de décembre : la distance se comble sans décision et souvent sans qu'on la voie passer. C'est ce qui distingue ce palier de tous les précédents — le seuil n'est plus une projection, c'est un événement probable.
Le franchissement se mesure sur le cumul des versements reçus depuis le 1er janvier. À 3 000 € par mois de moyenne, le cumul atteint 37 500 € quelque part dans le dernier trimestre. Un début d'année plus fort que la moyenne l'avance ; un été creux le recule. Il n'y a pas de règle générale, il y a un total à surveiller.
Et c'est la bonne nouvelle de ce palier : le premier seuil laisse du temps. Le franchir en octobre ne rend redevable qu'au 1er janvier suivant. Il reste donc plusieurs mois pour poser la question à un expert-comptable, sans rien changer immédiatement à la facturation ni aux prix.
Le seuil majoré, l'étage que presque personne ne publie
Le seuil majoré de la franchise en base vaut 41 250 € et il agit sans délai : franchi en cours d'année, il rend redevable de la TVA le jour même. À 3 000 € par mois, il reste 5 250 € avant de l'atteindre.
Ce palier est le seul de la famille où les deux étages de la règle donnent des réponses différentes, et c'est ce qui le rend intéressant. Le cumul annuel de 36 000 € passe au-dessus du seuil de base sans atteindre le seuil majoré : 1 500 € manquent au premier, 5 250 € au second. Une créatrice qui franchit le premier reste donc en franchise jusqu'à la fin de l'année civile.
L'écart entre les deux seuils, 3 750 €, est exactement la zone de tolérance que la loi accorde. En sortir par le haut supprime le délai. C'est pourquoi une page qui n'annonce que 37 500 € donne un conseil faux à deux catégories de lectrices à la fois.
Le modèle fiscal de ce site porte les deux valeurs, avec leur source, précisément parce que l'alerte du simulateur en disait trop tant qu'il n'en portait qu'une. La page des preuves vérifiables publie ce genre de correction, y compris quand elle nous donne tort.
3 000 € par mois est le palier où le calcul change de nature
À 3 000 € par mois, une créatrice française garde 1 638 € et paie 16 344 € de prélèvements sur l'année. C'est le premier palier où le montant annuel des prélèvements dépasse le revenu annuel d'un palier entier de cette famille.
Les 16 344 € de cotisations et d'impôt de ce palier valent plus qu'une année complète de recettes à 1 500 € par mois. Ce n'est pas une figure de style : c'est ce qui explique pourquoi les décisions d'organisation — provisionner, choisir sa cadence, se faire accompagner — cessent d'être facultatives à partir d'ici.
Le détail compte autant que le total. Sur 36 000 € encaissés, 9 216 € partent en cotisations URSSAF, calculées sur les recettes et non sur le bénéfice, et 7 128 € en impôt sur le revenu, calculé sur 23 760 € après abattement forfaitaire. Les deux assiettes sont différentes, et confondre l'une avec l'autre est l'erreur qui produit les chiffres faux les plus crédibles.
Rapporté à ce que la plateforme verse, le taux de prélèvement réel de ce palier vaut 45,4 %. Ce n'est ni le taux de cotisations, ni la tranche marginale, ni la somme des deux : c'est ce que les deux produisent ensemble une fois l'abattement forfaitaire pris en compte. C'est le seul chiffre comparable à une fiche de paie, et personne ne le publie.
Le plafond du micro-BNC, lui, reste à 47 600 € — plus de deux années de recettes supplémentaires au rythme actuel. Le régime d'imposition ne se pose donc pas à ce palier, et c'est ce qui le distingue nettement des deux suivants : ici, la seule règle en mouvement est la franchise en base de TVA.
Le cumul annuel décide, pas la moyenne mensuelle, et à 3 000 € par mois cela change tout
À 3 000 € par mois de moyenne, le cumul des versements atteint 37 500 € dans le dernier trimestre de l'année. La date exacte dépend de la répartition réelle des versements, qu'aucune moyenne mensuelle ne permet de prévoir.
Ce palier est le seul où la question « quand exactement » a une réponse qui compte. Au rythme moyen, il faut 37 500 € de versements cumulés pour franchir le seuil de base, ce que douze mois à 3 000 € dépassent de -1 500 €. Mais une année n'est jamais plate : un premier semestre fort avance la date, un été creux la recule.
Le seul moyen de savoir est donc de tenir le cumul, versement par versement, et non de raisonner sur une moyenne. Une créatrice qui découvre en janvier qu'elle a franchi le seuil en septembre a perdu quatre mois pendant lesquels elle aurait pu préparer la suite — sans rien changer, puisque le seuil de base ne rend redevable qu'au 1er janvier suivant.
L'autre chiffre à garder en tête à ce palier est le seuil majoré : 5 250 € au-dessus du cumul annuel actuel. Une progression d'un peu plus d'un dixième sur l'année suffit à l'atteindre, et là il n'y a plus de délai du tout.
Ce qu'il faut vendre sur OnlyFans et sur MYM pour toucher la même somme
OnlyFans retient 20 % sur tout. MYM prélève en deux étages, 7 % de frais bancaires par transaction puis un pourcentage de reversement appliqué au reste. Pour recevoir 3 000 € par mois, il faut donc vendre 3 750 € sur OnlyFans et 4 304 € sur MYM.
La retenue de la plateforme ne change RIEN à ce qui reste après impôt sur 3 000 € versés : cotisations et impôt portent sur ce que la plateforme verse, pas sur ce que le fan paie. Ce qu'elle change, c'est le travail — sur MYM il faut vendre 4 304 € pour toucher 3 000 €, contre 3 750 € sur OnlyFans, soit 554 € de ventes supplémentaires par mois à revenu net identique.
Les deux étages de MYM ne s'additionnent pas naïvement. Les 7 % de frais bancaires sortent d'abord, et le reversement s'applique ensuite à ce qui reste : sur un abonnement, la retenue réellement supportée vaut 30,3 %, et non la somme des deux lignes. Additionner les deux taux donne un chiffre faux, et faux dans le mauvais sens.
| Plateforme | Retenue relevée | À vendre pour 3 000 € |
|---|---|---|
| OnlyFans, Fansly, Fanvue | 20 % sur tout | 3 750 € |
| MYM, abonnements | 30,3 % frais bancaires compris | 4 304 € |
Fansly et Fanvue publient la même retenue unique qu'OnlyFans : une créatrice sur l'une des trois lit ici sa réponse. Grilles relevées en juillet 2026. Les plateformes modifient leurs conditions sans préavis : vérifie toujours les conditions générales en vigueur sur le site officiel avant de bâtir une projection de revenus dessus.
Ce qui change quand les revenus de plateforme s'ajoutent à un salaire
En cumul avec un emploi salarié, les cotisations du micro-BNC ne bougent pas : 25,6 % des recettes encaissées, salaire ou pas. C'est l'impôt qui change. Les revenus de plateforme s'empilent sur le salaire, donc la tranche marginale qui les frappe est celle du haut du foyer.
C'est la différence que presque aucune page française ne dit, et elle coûte cher. Une créatrice qui touche 3 000 € par mois de plateforme ET un salaire ne paie pas l'impôt de quelqu'un qui touche seulement 3 000 €. Son salaire a déjà consommé les tranches basses du barème : ses recettes de créatrice sont imposées à la tranche du dessus.
À 30 % de tranche marginale, il reste 1 638 € par mois, soit 54,6 % des recettes. À 41 %, il reste 1 420 € par mois, soit 47,3 %. La différence vaut 2 614 € sur l'année, à recettes strictement identiques.
Ces deux tranches sont des points de départ, pas des déductions : le modèle porte les TAUX des tranches sans porter leurs seuils en euros, et la tranche d'un foyer dépend de ses parts et de ses autres revenus. Le champ du simulateur est modifiable exprès.
Où le calcul à la main cesse de fonctionner
Le calcul manuel tient tant qu'il n'y a qu'une inconnue. Il casse dès qu'une commission d'agence entre dans l'équation : au micro-BNC l'abattement est forfaitaire, donc la commission n'est pas déductible et les prélèvements frappent une somme qui ne reste jamais chez la créatrice.
En micro-BNC, l'abattement forfaitaire tient lieu de frais : aucune charge réelle n'est déductible, commission d'agence comprise. Si l'agence n'est pas payée directement par la plateforme, la créatrice paie donc cotisations et impôt sur une somme qui ne reste jamais chez elle.
Sur le scénario de cette page — 3 000 € par mois versés, tranche marginale à 30 %, commission au taux le plus bas de la fourchette publiée par Bunny Agency, soit 25 % — ce surcoût vaut 4 086 € par an. Ce n'est pas la commission : c'est l'URSSAF et l'impôt payés SUR la commission, pour de l'argent qui a seulement transité. Le chiffre monte avec le taux ; celui-ci est un plancher.
Le piège du micro-BNC, ce sont les cotisations URSSAF et l'impôt sur le revenu payés sur la commission d'agence quand la créatrice encaisse la totalité de ses revenus avant de la reverser : au micro-BNC cette commission n'est pas déductible, donc elle est imposée bien qu'elle ne reste jamais chez la créatrice. Il tombe entièrement à zéro dans une seule structure : quand la plateforme paie l'agence directement, sa part n'entre jamais dans l'assiette imposable de la créatrice. C'est l'interrupteur en bas du simulateur, et c'est la question à poser à n'importe quelle agence avant de signer quoi que ce soit.
De là vient le Seuil de Rentabilité. Le Seuil de Rentabilité, c'est la progression de revenus, en pourcentage, qu'une agence doit livrer au minimum pour qu'il reste plus net à la créatrice — après commission et après fiscalité française — qu'en travaillant seule. Sur ce scénario, il vaut 84,5 % de progression de revenus. En dessous, une agence coûte plus qu'elle ne rapporte et il faut rester seule — c'est une réponse que le simulateur donne aussi, et elle est parfaitement admissible.
Le Seuil de Rentabilité ne se calcule que si la commission de l'agence est connue avant l'entretien. Bunny Agency publie la sienne ; une agence qui ne donne son taux qu'en visio rend le calcul impossible. Les preuves vérifiables publient ce que Bunny Agency ne peut pas prouver.
Questions fréquentes
Sources
- impots.gouv.fr — taux et seuils du micro-BNC repris sur cette page
- urssaf.fr — taux et seuils du micro-BNC repris sur cette page
- BOFiP — seuils du régime micro-BNC — taux et seuils du micro-BNC repris sur cette page
- economie.gouv.fr — versement libératoire — taux et seuils du micro-BNC repris sur cette page
- MYM — centre d'aide, « Les commissions MYM » — grille de reversement et frais bancaires de la plateforme
Chiffres revérifiés contre leur source officielle le 4 septembre 2026. Si tu en trouves un qui ne correspond pas à sa source, signale-le : le Seuil de Rentabilité ne vaut que si les chiffres qui le composent sont justes. Bunny Agency publie sa commission, 25%–50%, avant tout échange — c'est ce qui rend ce calcul possible.
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Brecht, S. (2026). Combien il te reste sur 3 000 € par mois de revenus de créatrice en France. Bunny Agency. https://bunny-agency.fr/ce-qui-te-reste/3-000-euros-par-mois/